Manifestation nocturne à Québec sur fond de rupture des négociations

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CASSEROLES
CP

Des centaines de personnes ont manifesté dans les rues du centre-ville de Québec, jeudi soir, quelques heures après que le gouvernement Charest eut annoncé la rupture des négociations avec les représentants des associations étudiantes au sujet des droits de scolarité.

Comme toujours, les manifestants se sont rassemblés devant l'Assemblée nationale en début de soirée. Ils ont entamé leur marche plus tôt qu'à leur habitude et sans procéder au vote habituel, à savoir s'ils souhaitaient divulguer leur itinéraire aux policiers.

La manifestation a été déclarée illégale dès le départ, vers 21 h. Aucun trajet n'avait été fourni au Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Vers 22 h, des bouteilles de bière ont éclaté dans les rues et des projectiles ont été lancés contre les agents du SPVQ.

Au moins une arrestation pour agression armée contre un policier a été rapportée sur la côte d'Abraham, à l'endroit où les manifestants se sont dispersés vers 23 h.

Marie-Ève Painchaud, porte-parole du SPVQ, explique qu'un homme de 26 ans a tenté d'agresser un policier avec le manche de son drapeau. Les policiers ont réussi à le maîtriser et ils ont procédé à son arrestation.

L'homme doit faire face à une accusation d'agression armée contre un policier.

Aucun constat d'infraction n'a été remis aux manifestants.

Un caméraman de Radio-Canada a été bousculé par les policiers et un journaliste de la presse écrite a raconté avoir reçu un coup de matraque sur le bras gauche.

La grogne des travailleurs s'est aussi fait entendre au sujet de l'échec des négociations. La députée péquiste Agnès Maltais a également tenu à dénoncer l'attitude du gouvernement en prenant part au rassemblement devant l'Assemblée nationale.

Du côté de Montréal, plusieurs milliers de personnes ont manifesté, mais dans le calme. On rapporte trois arrestations.

Appel au calme de Québec solidaire

Devant les dérapages qui ont eu lieu jeudi soir, le candidat de Québec solidaire dans la circonscription de Taschereau, Serge Roy, lance un appel au calme. Il invite le maire Labeaume de prendre position publiquement pour demander aux policiers d'être moins agressifs envers les manifestants qui sont pacifiques.

Serge Roy va jusqu'à dire que la Ville de Québec doit poser un geste d'apaisement en annulant les contraventions distribuées au cours des dernières semaines.

« Le maire de la Ville de Québec peut certainement avoir une discussion avec le chef de la police pour convenir qu'à partir de maintenant, on veut créer un climat où les choses vont se passer sereinement sans craindre de se faire poursuivre par la police, de se faire arrêter de façon disgracieuse en pleine rue », affirme-t-il.

L'attaché de presse du maire dit que le maire Labeaume n'a pas à lancer un appel au calme, comme il n'a pas lancé d'appel pour inciter les gens à manifester.

De son côté, le capitaine de la police, Denis Pelletier, affirme que les forces de l'ordre n'ont rien à se reprocher. « L'intimidation auprès des manifestants, c'est la première foi que j'en entends parler. Nous respectons la légitimité de leur droit de manifester. Il faut par contre, lors de l'illégalité, appliquer les règles. C'est ce qu'on fait, avec discernement, et ceci après plusieurs avertissements de notre part. »

La manifestation en images

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