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Les jeunes Américains fument moins que les Européens, mais se droguent plus

01/06/2012 04:30 EDT | Actualisé 01/08/2012 05:12 EDT

Les adolescents américains fument et boivent moins que les jeunes Européens, mais se droguent davantage, selon une étude réalisée aux Etats-Unis et dans 36 pays européens publiée vendredi par l'université du Michigan.

Selon la compilation de sondages réalisés dans chaque pays, quelque 27% des jeunes américains avaient bu de l'alcool au cours du mois précédent le sondage, contre une moyenne de plus du double - 57% - pour les Européens. Seuls les Islandais buvaient moins, à 17%.

Dans de nombreux Etats américains, il est interdit d'acheter de l'alcool avant 21 ans.

Concernant la cigarette, 12% des Américains avaient fumé lors du mois précédant le sondage, contre 20% en moyenne pour les Européens. L'Islande remportait de nouveau la palme de la modération avec 10%.

Selon Lloyd Johnston, principal auteur de l'étude américaine, "la consommation de tabac et d'alcool n'a pas cessé de baisser aux Etats-Unis pour tomber à son plus bas niveau depuis 37 ans que le sondage de l'université du Michigan existe", ajoutant que ces consommations ont été toujours plus faibles qu'en Europe.

En revanche, les jeunes américains sont en haut du tableau quand il s'agit de consommer des substances illicites.

Avec 18%, ils ne sont dépassés que par les Français (24%) et les Monégasques (21%) dans la consommation de cannabis. La consommation européenne moyenne est de 7%.

Un accès aisé au cannabis et une faible prise de conscience de ses dangers expliquent ces chiffres, selon les réponses données aux chercheurs par les jeunes.

Les Américains sont les premiers plus forts consommateurs des autres drogues (hors cannabis), à 16% contre 6% pour l'Europe, dont les hallucinogènes comme le LSD (6% contre 2%), l'ecstasy (7% contre 3%) et les amphétamines (9% contre 3%).

Le taux de consommation de certaines drogues est néanmoins à peu près semblable à celui des Européens comme la cocaïne (3%), le crack (2%), l'héroïne (1%) et les stéroïdes anabolisants (1%).

"Il est évident que les Etats-Unis enregistrent des taux peu élevés pour la cigarette et l'alcool, même s'il ne sont pas aussi bas qu'on le voudrait, mais la prise de drogue par les adolescents est encore très importante", ajoute M. Johnston.

L'étude, la cinquième du genre, provient de la compilation de sondages menés aux Etats-Unis auprès de 15.400 adolescents par l'Institut de recherche sociale de l'université du Michigan et en Europe auprès au moins de 2.400 jeunes de 15 et 16 ans dans chaque pays, soit 100.000 jeunes en tout.

ff/sj

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