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Le Soudan du Sud porte plainte à l'ONU contre les bombardements soudanais

01/06/2012 07:19 EDT | Actualisé 01/08/2012 05:12 EDT

Le Soudan du Sud a indiqué vendredi avoir porté plainte contre le Soudan devant les Nations unies, pour de "continues attaques aériennes et au sol sur son territoire", en dépit de la poursuite des pourparlers de paix entre les deux pays à Addis Abeba.

Juba dénonce jusqu'à 100 agressions soudanaises contre son territoire depuis novembre, dans les Etats d'Unité, du Haut-Nil, de Jonglei, du Bahr el Ghazal occidental et du Bahr el Ghazal Nord.

Il "appartient au Conseil (de sécurité de l'ONU) de maintenant condamner les actes de la République du Soudan, dans les termes les plus durs possible, d'exiger l'arrêt de la violence" et d'imposer "des sanctions", déclare le Soudan du Sud dans un communiqué.

Juba et Khartoum ont repris mardi, au siège de l'Union africaine (UA) dans la capitale éthiopienne Addis Abeba, les pourparlers destinés à régler les différends persistant plus de 10 mois après la partition du Soudan.

A la reprise des pourparlers, les deux parties ont notamment échangé des recommandations sur la mise en oeuvre de la feuille de route de l'UA pour mettre fin aux hostilités le long de leur frontière commune, et contestée.

Ces négociations avaient été interrompues début avril après des affrontements frontaliers d'une intensité sans précédent, qui ont fait craindre un conflit généralisé entre le deux voisins. Avant des accords de paix signés en 2005, qui avaient ouvert la voie à l'indépendance de Juba, le Nord et le Sud se sont livré des décennies de guerre civile.

Les deux pays se disputent encore des régions entières, comme celles d'Abyei, grande comme le Liban, et environ un cinquième de leur frontière commune n'a toujours pas été établie.

Juba et Khartoum ne parviennent pas non plus à se mettre d'accord sur le partage des ressources pétrolières du Soudan d'avant partition. Le Soudan du Sud a hérité des trois quarts des réserves de brut à son indépendance en juillet 2011, mais reste tributaire des infrastructures du nord pour exporter.

Les deux voisins s'accusent aussi chacun d'alimenter une rébellion sur le sol de l'autre.

jv-aud/ej

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