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Le pétrole en chute libre à New York après une remontée du chômage

01/06/2012 09:42 EDT | Actualisé 01/08/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole chutaient lourdement vendredi à l'ouverture à New York, plombés par une hausse inattendue du chômage aux Etats-Unis, pour la première fois en un an.

Vers 13H15 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet perdait 3,16 dollars par rapport à la clôture de jeudi, à 83,37 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le taux de chômage est remonté en mai, pour s'établir à 8,2%, alors que les embauches progressaient à leur rythme le plus faible en douze mois, selon des chiffres officiels publiés à Washington.

Le pays a créé 69.000 emplois de plus qu'il en détruisait en mai, indique le rapport sur l'emploi du département du Travail. L'estimation médiane des analystes donnait 150.000 créations d'emploi pour ce mois-là, et un taux de chômage stable, à 8,1%.

Ces statistiques sont "faibles" et "soulignent que le ralentissement économique aux Etats-Unis est plus fort que ce que croyait le marché", a résumé Bart Melek, stratège chez TD Securities.

"Le pétrole est en train de se faire détruire", a ajouté Matt Smith, de Summit Energy (groupe Schneider Electric).

Ces chiffres sont publiés au lendemain d'un relevé hebdomadaire sur les stocks de brut qui a montré que les réserves d'or noir dans le pays avaient atteint des sommets. Alors que la demande s'effrite toujours plus, les volumes de pétrole sont à leur plus haut depuis fin juillet 1990, à la veille de la guerre du Golfe.

"En combinant ça avec les problèmes économiques en Europe et avec la Chine, dont la croissance ne va pas si bien, il ne serait pas surprenant de voir les chiffres passer sous 80 dollars" le baril à New York, a noté M. Melek.

Ceci d'autant que la "prime de risque géopolitique liée à l'Iran" s'estompe, alors que les Occidentaux ont tenté ces derniers temps de reprendre le dialogue avec la République islamique, a dit le stratège.

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