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La conférence sur la Somalie se penche sur l'après-transition

01/06/2012 05:14 EDT | Actualisé 01/08/2012 05:12 EDT

Les représentants de 54 pays réunis depuis jeudi à Istanbul, sous l'égide de l'Onu, se sont penchés vendredi sur les moyens d'aider la Somalie après la fin de la transition en août, soulignant la nécessité d'aller vers une nouvelle structure d'Etat pour ce pays ravagé par la guerre civile.

"Notre objectif est de concevoir une nouvelle structure d'Etat qui préparera un environnement permettant l'établissement d'une vie normale durable", a déclaré le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, devant la conférence.

Sont notamment présents à cette conférence de deux jours le secrétaire général de l'Onu Ban ki-moon, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, le chef de la diplomatie britannique Willam Hague et le président ougandais Yoweri Museveni.

La Somalie est dépourvue d'autorité centrale depuis l'effondrement du régime de Siad Barre en 1991 et l'instabilité politique alimente depuis 20 ans une violence permanente dans le pays.

Le fragile gouvernement somalien de transition (TFG) a été créé en janvier 2009, il est soutenu à bout de bras par la communauté internationale et les forces de la mission de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

Les islamistes somaliens shebab ont juré la perte du TFG mais sont affaiblis sur le terrain militaire depuis que les armées éthiopienne et kenyane se sont lancées à sa poursuite fin 2011.

Le gouvernement et le parlement de transition doivent être remplacés par de nouvelles structures, d'ici au 20 août.

M. Davutoglu, dont le pays est très actif en Somalie, notamment sur le plan humanitaire, a souligné la nécessité "de lancer dès à présent un nouveau et important plan de travail chargé d'établir les besoins de la nouvelle période de l'après août".

Le président somalien Sharif Cheik Ahmed a pour sa part souligné la nécessité d'une participation internationale aux efforts pour la reconstruction de son pays.

"Après la Conférence de Londres (en février), nous voulons maintenant la mise en place d'une véritable action, d'une action pratique", a-t-il souligné.

Il a également indiqué que son pays aspirait à une "réconciliation" des différentes régions de la Somalie, et à la création d'une "armée nationale", demandant une "implication internationale" pour sa formation et son entraînement.

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