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CGI déclasse RIM et occupe le premier rang des sociétés technologiques du Canada

01/06/2012 11:19 EDT | Actualisé 01/08/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - L'offre d'achat que CGI (TSX:GIB.A) a présentée jeudi pour acquérir la firme britannique Logica a propulsé l'entreprise montréalaise au premier rang des sociétés technologiques canadiennes, devant Research In Motion (TSX:RIM).

Après l'annonce de la transaction proposée, l'action de CGI a gagné 14 pour cent jeudi pour clôturer à 23,95 $ à la Bourse de Toronto, ce qui a conféré une valeur de 6,2 milliards $ à l'entreprise.

Vendredi, le titre a reculé de 2,4 pour cent pour terminer la séance à 23,37 $, mais la capitalisation boursière de CGI demeure au-dessus des 6 milliards $.

Depuis la mi-juin 2008, le cours de l'action de CGI a plus que doublé même s'il n'a pas encore rejoint son sommet historique de 34,45 $, atteint en décembre 1999, avant l'effondrement du secteur technologique en Bourse.

Pendant cette même période de quatre ans, le titre de RIM est passé d'un sommet historique de 150,30 $ à un peu moins de 11 $, une dégringolade de 92 pour cent. Sa valeur boursière n'est plus que de 5,6 milliards $.

Dans la foulée de l'éclatement de la bulle techno, CGI a connu plusieurs années difficiles, mais l'entreprise a le vent dans les voiles depuis 2009 — et encore plus depuis l'acquisition de la firme américaine Stanley, en 2010.

RIM ne s'est jamais vraiment remis de l'arrivée du iPhone d'Apple, en 2007, puis des appareils utilisant le système d'exploitation Android de Google. Le Blackberry détient désormais moins de 10 pour cent du marché nord-américain des téléphones intelligents, alors qu'il a longtemps occupé la première place.

Par ailleurs, certains analystes britanniques ont posé vendredi un regard très critique sur la transaction CGI-Logica.

Dans une entrevue accordée à la publication «Computer World UK», Anthony Miller, de la firme spécialisée TechMarketView, a soutenu que CGI sous-estimait les difficultés que présentent les marchés européens et la structure très décentralisée de Logica.

Selon lui, l'acquisition pourrait bien se terminer par une «indigestion», voire pire encore.

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