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Al-Qaïda revendique deux attentats suicide contre les rebelles au Yémen

01/06/2012 10:37 EDT | Actualisé 01/08/2012 05:12 EDT

Al-Qaïda a revendiqué deux attentats ayant visé les rebelles zaïdites (branche du chiisme) dans le nord du Yémen le 25 mai, dans un communiqué mis en ligne vendredi sur les sites jihadistes.

"Deux lions de l'islam ont mené les deux opérations dans les provinces de Saada et d'al-Jawf", contrôlées en grande partie par la rébellion appartenant à la branche zaïdite du chiisme, affirme le communiqué.

"Notre bataille avec les croisés et leurs laquais ne nous empêchera pas de viser les Rafidah (chiites) car ils ont attaqué notre religion et l'honneur de notre prophète et ont commis des actes criminels contre les sunnites", ajoute le communiqué.

Une voiture piégée conduite par un kamikaze avait tué treize personnes le 25 mai en fonçant sur une école transformée en quartier général par les rebelles, dits Houtis, dans la province d'al-Jawf, selon un chef tribal et des témoins.

Selon un porte-parole de la rébellion, un autre attentat suicide avait été évité le même jour quand un homme portant une ceinture d'explosifs a été tué alors qu'il tentait de se joindre à une manifestation.

Le communiqué d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) affirme que "le premier martyr a fait exploser sa ceinture explosive au milieu d'une marche de Houthis dans la province de Saada, et le second a fait exploser une voiture piégée contre un rassemblement dans la province de Jawf".

Al-Qaïda avait déjà revendiqué en septembre 2011 un attentat à la voiture piégée contre les rebelles chiites dans la province d'Al-Jawf.

Depuis la fin 2011, les affrontements entre rebelles zaïdites et des fondamentalistes sunnites tentant de prendre le contrôle de certaines régions du nord du Yémen ont fait des dizaines de morts .

Les rebelles zaïdites se sont soulevés en 2004 contre la marginalisation dont ils se disent victimes sur les plans politique, social et religieux. Les combats avec l'armée ont fait des milliers de morts avant un cessez-le-feu en février 2010.

Ils ont depuis profité de l'affaiblissement du pouvoir central, à la faveur du mouvement de contestation populaire contre le président Ali Abdallah Saleh déclenché en janvier 2011, pour resserrer leur emprise sur certains régions du nord.

bur-at/vl

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