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100 m: Murielle Ahouré entrevoit le podium olympique

01/06/2012 07:03 EDT | Actualisé 01/08/2012 05:12 EDT

La sprinteuse ivoirienne Murielle Ahouré, vainqueur jeudi soir du 100 m de la réunion de Rome, troisième étape de la Ligue de diamant d'athlétisme, a validé ses ambitions de médaille dans deux mois aux jeux Olympiques de Londres.

Au-delà du chrono remarquable -nouveau record national en 11 sec 00 par vent nul-, la jeune femme a devancé dans la capitale italienne les trois Jamaïquaines qui avaient composé le podium aux Jeux de Pékin-2008: Shelly-Ann Fraser-Pryce, Kerron Stewart et Sherone Simpson.

C'est d'ailleurs une histoire de Jeux, ceux de 2004, qui avait déterminé sa vocation après avoir rejoint en 2000 les Etats-Unis où ses parents avaient mis leurs enfants en sécurité après le coup d'Etat.

"J'avais été fascinée par l'Américaine Lauryn Williams (vice-championne olympique à Athènes sur 100 m). Elle est devenue mon modèle", explique à l'AFP la nouvelle perle du sprint africain.

Ahouré s'inscrit ensuite à l'université de Miami où Williams l'avait précédée. "J'étais un peu seule et pratiquer le sport était un moyen de me faire des ami(e)s. Alors je me suis lancée", se rappelle-t-elle.

Les débuts sont excellents. En 2009, elle court déjà en 11 sec 09/100, même si c'est en salle, sur 60 m, qu'elle laisse entrevoir son potentiel en écumant les réunions US.

Elle traverse néanmoins une période difficile, au point d'envisager d'arrêter la compétition, déménage à Houston, métropole texane où elle rencontre un entraîneur qui va la remettre sur le bon chemin.

Avant les Mondiaux en salle, sa première compétition internationale en mars dernier à Istanbul, Murielle avait déclaré qu'elle visait la médaille. Pari tenu avec l'argent derrière la Jamaïquaine Veronica Campbell-Brown. Et de poursuivre: "Je me suis entraînée dur. Avec mon entraîneur, on a travaillé les problèmes techniques, surtout apprendre à rester debout dans les 20 derniers mètres".

Sur la ligne droite de l'Olimpico, Ahouré a tenu jusqu'au bout. C'est dans sa nature. Par conviction, cette athlète qui a vécu en France de l'âge de deux à douze ans, a choisi le maillot ivoirien.

Murielle voulait aller au bout de sa quête pour un juste retour des choses, pour son père aussi, général dans l'armée de terre ivoirienne.

asc/chc

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