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Un troisième Libanais enlevé à la frontière avec la Syrie (agence)

31/05/2012 11:24 EDT | Actualisé 31/07/2012 05:12 EDT

Un troisième Libanais a été enlevé jeudi à la frontière avec la Syrie, dans l'est du pays, a rapporté l'agence officielle libanaise qui avait auparavant annoncé le rapt de deux autres à la frontière nord.

L'homme, "originaire de la localité de Aarsal, a été enlevé à la frontière libano-syrienne", a indiqué l'Agence nationale d'information (ANI), sans plus de précisions.

Citant des habitants de la région, un responsable militaire a affirmé à l'AFP qu'une patrouille syrienne avait fait une incursion de trois kilomètres et enlevé un Libanais de la localité de Khirbet Daoud, près de Aarsal. Le militaire n'était néanmoins pas en mesure de confirmer lui-même cette information.

L'ANI avait rapporté que deux Libanais avaient été enlevés mercredi dans la ville d'Abboudiyeh, à la frontière nord avec la Syrie, "par cinq hommes armés qui sont entrés au Liban en provenance de la Syrie".

Des habitants de la ville ont bloqué jeudi une route menant à la Syrie pour protester contre cet incident, ont-ils indiqué à l'AFP. Les manifestants ont planté des tentes à 700 mètres du poste-frontière d'Abboudiyeh et amassé des sacs de sable afin de bloquer la route, a constaté un correspondant de l'AFP, pour réclamer la libération des deux Libanais.

Ce poste-frontière relie le nord du Liban à la province de Homs, dans le centre de la Syrie.

Un proche de l'un d'eux, Sohaïb al-Rachid, a déclaré à l'AFP que les villageois "continueront de protester jusqu'à la libération des deux hommes qui selon lui travaillaient aux champs au moment de l'enlèvement. Et s'ils ne sont pas libérés sous peu, nous allons intensifier notre mouvement", a-t-il ajouté.

Il a indiqué que "des contacts étaient en train d'être établis avec la partie syrienne afin de permettre leur libération".

Dans un communiqué mercredi, le Conseil national syrien, principale coalition de l'opposition, avait accusé le régime syrien de "violer la frontière libanaise de façon de plus en plus flagrante (et d') augmenter ses attaques contre des civils libanais et des réfugiés syriens".

Il avait également accusé les autorités syriennes de "kidnapper des blessés dans les hôpitaux" du nord du Liban, et "les mercenaires du régime de créer des points de contrôle en territoire libanais".

Depuis l'éclatement de la révolte en Syrie en mars 2011, plusieurs incidents impliquant incursions et tirs de soldats syriens ont fait des morts et des blessés.

Le Liban, qui a été sous tutelle syrienne pendant 30 ans, est profondément divisé entre anti et pro-Assad, et les autorités évitent de prendre position face au conflit en Syrie qui a néanmoins généré des tensions meurtrières chez le voisin libanais.

Le 22 mai, onze libanais chiites ont été enlevés en Syrie, un rapt qui n'a pas été revendiqué.

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