RIM n'obtiendra pas d'aide financière d'Ottawa, affirme Jim Flaherty

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RESEARCH IN MOTION
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ST. MARTINS, - Le ministre des Finances, Jim Flaherty, a affirmé jeudi que Research In Motion (TSX:RIM) était une entreprise importante pour le Canada, mais il a laissé entendre qu'elle n'obtiendrait pas d'aide financière de la part du gouvernement fédéral.

Les actions de RIM ont lourdement chuté cette semaine, après que la société de Waterloo, en Ontario, eut annoncé mardi qu'elle avait retenu les services de J.P. Morgan Securities et de RBC Marchés des capitaux pour la conseiller sur ses activités et sa performance financière.

La compagnie a également prévu une perte d'exploitation pour le trimestre en cours et prévenu qu'elle procéderait à des mises à pied tout au long de l'année.

Alors que l'avenir de RIM fait l'objet de diverses spéculations, M. Flaherty, de passage jeudi à St. Martins, au Nouveau-Brunswick, s'est vu demander si Ottawa viendrait en aide au fabricant des téléphones intelligents BlackBerry.

M. Flaherty a reconnu que RIM occupait un rôle de premier plan en ce qui a trait à la recherche, au développement et à l'innovation au Canada, mais il a insisté sur le fait que l'entreprise devrait procéder à une réorganisation.

Le ministre a également indiqué que le gouvernement s'attendait à ce que les dirigeants de RIM agissent seuls.

Questionné quant à savoir s'il était disposé à voir l'entreprise passer entre les mains d'investisseurs étrangers, M. Flaherty a affirmé ne pas vouloir se livrer au jeu des spéculations et indiqué que le gouvernement ne s'était pas fait «demander d'examiner une proposition relative à RIM en vertu de la Loi sur Investissement Canada».

Mercredi, les actions de RIM ont chuté de sept pour cent à la Bourse de Toronto. Elles ont cependant terminé la séance de jeudi à 10,70 $, en hausse de quatre cents, soit moins d'un pour cent, par rapport à leur cours de clôture de la veille.

Le président et chef de la direction de RIM, Thorsten Heins, a indiqué que la société procéderait à un nombre non précisé de mises à pied, cette année, alors qu'elle cherche à réduire ses coûts de 1 milliard $ d'ici à la fin de 2013.

La société compte actuellement environ 16 500 employés.