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Réduction de la peine d'un sunnite koweïtien ayant insulté les chiites

31/05/2012 05:18 EDT | Actualisé 31/07/2012 05:12 EDT

Une cour d'appel koweïtienne a réduit jeudi à six mois de prison la peine d'un sunnite, condamné en première instance à sept ans pour des propos jugés insultants à l'égard des chiites sur Twitter, a indiqué son avocat.

"La cour d'appel a réduit la peine de Mohamed al-Moulaifi à six mois", a déclaré à l'AFP Fahad al-Braikan, indiquant que l'affaire allait être portée devant la cour suprême pour la décision finale.

M. Moulaifi, un fonctionnaire du ministère des Affaires islamiques et écrivain, avait été condamné le 9 avril à sept ans de prison et une amende de 108.000 USD.

Il avait été arrêté le 11 février après avoir mis sur son compte Twitter un article jugé offensant pour la communauté chiite, qui avait suscité des manifestations de chiites koweïtiens réclamant des poursuites contre son auteur.

L'homme a été reconnu coupable de dénigrement de la confession chiite, de propagation de fausses nouvelles portant atteinte à l'image du Koweït et de promotion d'un groupe clandestin.

Mais la cour d'appel a uniquement retenu jeudi les charges de dénigrement de la confession chiite.

Les relations entre sunnites et chiites au Koweït se sont détériorées ces derniers mois sur fond de tension régionale. Les chiites forment environ le tiers de la population autochtone (1,17 million au total).

La justice koweïtienne doit rendre lundi son verdict dans l'affaire d'un chiite, Hamad al-Naqi, jugé pour avoir tenu des propos jugés insultants à l'égard de la communauté sunnite sur Twitter.

En Arabie saoudite, un journaliste et blogueur saoudien, Hamza Kashgari, arrêté en Malaisie qui l'a livré à Ryad, est détenu sous l'accusation de blasphème sur Twitter depuis le mois de février.

oh/at/vl

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