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Négociations au Québec: "ça passe ou ça casse" pour les étudiants

31/05/2012 01:43 EDT | Actualisé 31/07/2012 05:12 EDT

Les négociations ont repris jeudi en début d'après-midi à Québec entre le gouvernement provincial et les étudiants qui affirmaient avoir présenté une "proposition minimale" sur les frais de scolarité et s'attendre à ce que "ça passe ou ça casse".

Comme la veille au soir, les dirigeants étudiants ont fait état de tensions avec la partie gouvernementale.

"On fait des propositions et le gouvernement ne semble pas sérieux, ni savoir où aller, et chaque fois on doit retourner et refaire des négociations", a déclaré Martine Desjardins, présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).

De son côté, Gabriel Nadeau-Dubois n'a pas exclu que son syndicat, la Classe, puisse quitter la table de négociation. Il a indiqué que les quatre organisations étudiantes ont soumis au gouvernement "une offre plancher, une offre minimale".

"Je crois comprendre que ça passe ou ça casse", a-t-il ajouté, tout en refusant de préciser le contenu de la position des étudiants.

Pour Martine Desjardins, cependant, les étudiants "ont tout le temps nécessaire" pour continuer à négocier et c'est le gouvernement qui semble pressé de conclure.

Mercredi, au troisième jour de négociations, les étudiants ont présenté de nouvelles propositions au gouvernement après avoir rejeté comme "insuffisante" l'offre de ce dernier de réduire la hausse des frais de scolarité de 35 dollars par an, ce qui ferait retomber l'augmentation totale sur sept ans à 1.533 dollars au lieu de 1.778.

Le conflit sur les frais de scolarité, déclenché en février dernier et émaillé par des manifestations de rue devenues quotidiennes, inquiète les milieux économiques, alors que les réservations hôtelières sont en baisse à onze jours du Grand prix de F1, qui sera suivi par les grands festivals culturels de l'été, notamment les FrancoFolies, Juste pour Rire et celui de jazz.

via/jl/gde

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