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Mali: information judiciaire contre des militaires un mois après des troubles

31/05/2012 09:14 EDT | Actualisé 31/07/2012 05:12 EDT

Une information judicaire a été ouverte contre une dizaine de militaires maliens, dont des hauts gradés, en lien avec les attaques menées fin avril-début mai à Bamako par des forces fidèles au régime déchu contre l'ex-junte, a annoncé jeudi le parquet malien.

Cette information judiciaire est ouverte "pour atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat par l'emploi illégal de la force armée, association de malfaiteurs, assassinats, coups et blessures volontaires, vols et détention illégale d'armes de guerre, et complicité", a expliqué le procureur de la République, Sombé Théra, dans un communiqué.

La procédure vise des militaires arrêtés après les attaques ou en fuite.

Parmi les détenus concernés figurent le général Hamidou Sissoko, précédemment chef d'état-major particulier du président Amadou Toumani Touré (ATT), renversé par le coup d'Etat du 22 mars, ainsi que le colonel Abdoulaye Cissé, commandant de la région militaire de Sikasso (sud), et le commandant Malamine Konaré, pilote de l'armée de l'air, fis de l'ex-président Alpha Oumar Konaré.

Six autres officiers et policiers arrêtés, ainsi que le colonel-major Abidine Guindo, ancien aide de camp d'ATT et toujours "introuvable", sont également visés par l'information judiciaire.

Le 30 avril et le 1er mai, des parachutistes fidèles à ATT ont vainement tenté de reprendre des positions tenues par les auteurs du coup d'Etat. Les affrontements ont fait plus de 20 morts et des dizaines de blessés, principalement des militaires des deux camps.

Le président intérimaire Dioncounda Traoré est chargé de conduire une transition d'un an, mais reste contesté par des partisans des putschistes. Le coup d'Etat a par ailleurs précipité la chute de l'immense Nord malien aux mains de rebelles touareg et surtout d'islamistes armés.

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