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L'ex-président iranien Rafsandjani voit en Facebook une "bénédiction" (presse)

31/05/2012 09:44 EDT | Actualisé 31/07/2012 05:12 EDT

Facebook est une "bénédiction" qui aide les gens à lutter contre la tyrannie et l'oppression, a déclaré un ancien président iranien, Akbar Hachemi Rafsandjani, dont les propos ont été publiés jeudi dans la presse.

"Nous voyons qu'une page Facebook (...) peut influencer des millions de personnes (...) ou qu'une vidéo prise par un téléphone portable (...) peut être vue par le monde entier", a dit M. Rafsandjani, dont les propos ont été rapportés mardi par l'agence Isna puis relayés jeudi par plusieurs journaux et sites d'informations.

"Ceci, à mon avis, est une bénédiction", a ajouté M. Rafsandjani, qui dirige aujourd'hui Conseil de discernement, la plus haute instance d'arbitrage politique du pays.

Les autorités iraniennes bloquent l'accès à Facebook, à YouTube ainsi qu'à de très nombreux sites d'informations étrangers dans le cadre d'une surveillance très étroite de la Toile.

Cependant, de nombreux internautes en Iran, où près de la moitié des 75 millions d'habitants sont connectés, ont trouvé des parades, en utilisant notamment un logiciel connu sous le nom de Virtual Private Network (VPN), dont la vente est interdite dans le pays.

"Si nous tentons d'arrêter une (technique pour détourner l'interdiction), 10 autres verront le jour à sa place. On ne peut pas stopper les gens dans leur recherche d'information", a indiqué M. Rafsandjani, qui fut président de 1989 à 1997.

"Si les réseaux sociaux sur internet n'existaient pas, les mouvements contre la tyrannie et l'oppression seraient en danger", a-t-il ajouté.

M. Rafsandjani, qui en tant que chef du Conseil de discernement est notamment chargé de conseiller le numéro un iranien l'ayatollah Ali Khamenei, est critiqué par les milieux conservateurs pour ses prises de position.

L'Iran est le pays du Moyen-orient le plus branché sur le web qui a joué un grand rôle dans les manifestations populaires ayant secoué le pays après la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad en 2009.

Depuis, les autorités ont resserré l'étau sur la Toile et coupent ou réduisent les liaisons internet lorsqu'elles craignent des manifestations de l'opposition.

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