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Le journaliste français relâché par les FARC devrait rentrer en France vendredi

31/05/2012 11:29 EDT | Actualisé 31/07/2012 05:12 EDT

PARIS - Le journaliste français Roméo Langlois, relâché par les rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC)mercredi soir après un mois de captivité, devrait rentrer en France vendredi, a annoncé la chaîne France 24 qui l'emploie.

Le reporter de 35 ans avait été enlevé par les FARC le 28 avril alors qu'il accompagnait les forces de sécurité dans une opération antidrogue. Il avait été blessé par une balle au bras gauche, tandis que trois soldats et un policier avaient été tués.

Les rebelles ont remis leur otage mercredi soir à une délégation de la Croix-Rouge à l'entrée du hameau de San Isidro, dans le sud de la Colombie. Il a été conduit à la résidence de l'ambassadeur de France à Bogota et a subi un examen médical.

Roméo Langlois a déclaré sur France 24 qu'il avait été bien traité pendant sa captivité.

«Je n'avais pas peur des FARC. (...) La seule inquiétude, c'est que pendant le combat, j'ai perdu ma carte de presse, donc dans l'immédiat, ils n'avaient pas mon identité. Ils pensaient que j'étais un conseiller militaire américain ou israélien ou anglais, comme il y en a parfois certains qui accompagnent les patrouilles colombiennes», a-t-il dit, en précisant que le doute avait été rapidement levé.

«Je pense qu'au début, ils voulaient me remettre très vite en liberté», mais «ils se sont dit qu'il y avait un bon coup médiatique à faire», a-t-il expliqué. «Ce que veulent les FARC, c'est montrer qu'ils sont encore là, contrairement à ce que dit la presse», a-t-il ajouté, en précisant que les FARC lui avaient «présenté des excuses publiques» pour l'avoir retenu contre son gré.

«Mes relations avec les FARC ont toujours été des relations professionnelles pendant dix ans», puis «des relations d'otage à geôliers, (car) même si j'étais un otage de première classe, je ne pouvais pas partir, c'est clair», a expliqué Roméo Langlois, qui a dit avoir beaucoup parlé avec ses ravisseurs.

Malgré ce qui s'est passé, le journaliste estime qu'il peut «tout à fait continuer à couvrir le conflit colombien», même s'il affirme qu'il pensait déjà à rentrer en France ces derniers mois, avant même son enlèvement.

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