NOUVELLES

Le Conseil national syrien réclame que le nombre d'observateurs soit décuplé

31/05/2012 12:12 EDT | Actualisé 31/07/2012 05:12 EDT

Le Conseil national syrien, principale coalition de l'opposition syrienne, a appelé jeudi l'émissaire international Kofi Annan à faire passer de 300 à 3.000 le nombre d'observateurs déployés en Syrie pour surveiller un cessez-le-feu violé quotidiennement.

Le CNS a appelé M. Annan à "oeuvrer en vue d'augmenter le nombre d'observateurs internationaux de 300 à 3.000 et de leur installer des postes permanents dans les zones chaudes qui sont le théâtre de bombardements et d'attaques permanents de la part des milices du régime".

Les observateurs militaires désarmés, dont le mandat court jusqu'à mi-juillet, sont actuellement déployés dans 10 villes de Syrie.

Le CNS a appelé le médiateur international "à améliorer l'efficacité de la mission d'observation dans les régions visées par le régime comme Homs, Rastane, Houla, Hama (dans le centre), Jabal al-Zawiya (nord-ouest) et les alentours de Damas".

"La mission onusienne doit comprendre des enquêteurs criminels dans le but de documenter et de surveiller les crimes commis par le régime, comme ceux perpétrés à Houla le 25 mai et à Hama le 27 mai, dans lesquels le régime a tué 160 personnes, dont 65 femmes et enfants", écrit le CNS dans son communiqué.

A Houla, au total, 108 personnes, dont une cinquantaine d'enfants, ont été tuées et 300 autres blessées selon les observateurs de l'ONU. D'après un responsable de l'ONU, une partie a été victime d'éclats d'obus, ce qui implique la responsabilité du gouvernement, et une partie à l'arme blanche, "ce qui désigne probablement les +chabbiha+", les miliciens pro-régime.

Deux jours plus tard, la ville de Hama a été la cible d'une offensive des troupes gouvernementales syriennes, qui a fait 34 morts et plus de 150 blessés selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Des quartiers résidentiels de ce haut lieu de la contestation dans le centre de la Syrie avaient été attaqués à la mitrailleuse lourde et à la roquette en représailles à la mort de soldats, avait alors indiqué l'OSDH, précisant que sept enfants de moins de 16 ans et cinq femmes faisaient partie des victimes.

ram-cnp/sw

PLUS:afp