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L'économie des États-Unis ralentit, le PIB progresse de 1,9 pour cent

31/05/2012 10:49 EDT | Actualisé 31/07/2012 05:12 EDT

WASHINGTON - La croissance de l'économie américaine a décéléré au premier trimestre, et la progression de 1,9 pour cent produit intérieur brut (PIB) a contraint le département du Commerce à revoir à la baisse jeudi ses prévisions initiales de 2,2 pour cent pour la période de janvier à mars.

Cette révision à la baisse est surtout attribuable au fait que les consommateurs et les gouvernements ont moins dépensé que ce qui avait d'abord été prévu, que les entreprises se sont réapprovisionnées plus lentement et que le déficit commercial s'est largement accru.

Les analystes croient cependant que la croissance de l'économie est un peu plus rapide ce printemps. Ils estiment que la croissance annualisée sera de 2 à 2,5 pour cent pour le trimestre allant du mois d'avril au mois de juin. Nombreux sont ceux qui s'attendent à ce que l'économie garde ce rythme pour toute l'année 2012, ce qui serait une amélioration notable par rapport à la croissance de 1,7 pour cent de l'an dernier.

Il reste qu'une croissance de 2,5 pour cent suivrait à peine le rythme de progression de la population. La plupart des économistes estiment que la croissance économique devra être deux fois plus importante afin d'abaisser le taux de chômage d'un point de pourcentage en un an.

Le gouvernement américain fournit trois estimations du PIB. Le PIB correspond à la valeur totale de la production des biens et services.

Une hausse du déficit de la balance commerciale ralentit la croissance parce qu'elle signifie qu'un pays dépense davantage en exportations que ce qu'il retire grâce à la vente de ses produits à l'étranger.

Les dépenses de consommation ont crû à un taux annuel de 2,7 pour cent au premier trimestre. Bien que cette croissance ait été la plus rapide depuis la fin de 2010, elle demeure moins importante que l'estimation initiale de 2,9 pour cent. Une des raisons principales de ce ralentissement est la diminution des ventes d'automobiles.

Les dépenses gouvernementales ont diminué pour atteindre un taux annuel de 3,9 pour cent. Cette baisse est beaucoup plus grande que la réduction de 3 pour cent estimée auparavant. Pour un sixième trimestre de suite, les dépenses gouvernementales ont chuté, reflétant les compressions budgétaires mises en oeuvre aux niveaux fédéral, étatique et local.

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