NOUVELLES

L'armée syrienne pilonne la région de Houla pour le 2e jour consécutif (ONG)

31/05/2012 03:09 EDT | Actualisé 30/07/2012 05:12 EDT

L'armée syrienne bombardait jeudi pour le second jour consécutif la région de Houla, théâtre la semaine dernière d'un massacre dénoncé par la communauté internationale, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Les forces régulières tiraient des obus sur l'une des localités de Houla, Taldo, où la plupart des victimes du carnage du 25 mai ont été tuées, et des tirs nourris étaient entendus. Un garçon a été tué par un tireur embusqué dans cette localité, selon l'OSDH.

Des véhicules des troupes gouvernementales se rassemblaient dans la zone, a ajouté l'ONG.

Pendant ce temps, les forces de sécurité ont été victimes d'attaques à la bombe à Alep (nord) et dans la province de Damas, qui ont fait au moins un mort selon un premier bilan de l'OSDH.

Un membre des services de sécurité a été tué et cinq autres blessés lors d'une explosion d'une bombe dans le jardin de la Faculté d'ingénierie électrique à l'Université d'Alep.

A Daraya, dans la province de Damas, une bombe a explosé au passage d'une voiture à bord de laquelle se trouvaient quatre membres des services de sécurité, sur la route de Moadamiyet al-Cham. Le nombre de morts n'était pas connu dans l'immédiat.

Toujours à Daraya, une femme a été tuée balle, a ajouté l'ONG.

A Idleb (nord-ouest), les forces régulières ont tenté de prendre d'assaut des bastions rebelles dans la zone de Salkine. De violents combats ont éclaté, au cours desquels l'armée a utilisé des mitrailleuses lourdes et des obus, mais selon l'OSDH, il n'y a pas de victime pour le moment. Les rebelles ont mis la main sur des véhicules militaires.

Mercredi déjà, l'armée avait bombardé à l'artillerie lourde Houla, où 108 personnes ont été massacrées dont une cinquantaine d'enfants, selon le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition.

Le CNS avait appelé les observateurs de l'ONU déployés dans le pays à se rendre à Houla, située dans la province de Homs (centre) et à protéger les civils qui s'y trouvent encore".

L'OSDH avait indiqué de son côté que "les habitants fuient vers d'autres villages de la région de Houla, par peur de nouveaux massacres".

Au moins 73 personnes, en majorité des civils ont été tués mercredi dans la répression et les combats à travers le pays.

Les quelque 300 observateurs de l'ONU déployés en Syrie n'arrivent pas à faire respecter un cessez-le-feu préconisé par le plan Annan, entré théoriquement en vigueur le 12 avril mais systématiquement violé.

ram-cnp/tp

PLUS:afp