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Lagarde dit regretter la controverse provoquée par ses propos sur la Grèce

31/05/2012 02:26 EDT | Actualisé 31/07/2012 05:12 EDT

WASHINGTON - La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a dit regretter, jeudi, les propos qu'elle a tenus au sujet des difficultés éprouvées par les Grecs dans le contexte de la crise de la dette du pays.

Mme Lagarde a affirmé au quotidien britannique The Guardian, la semaine dernière, qu'elle était plus sympathique à la cause des enfants pauvres d'Afrique qu'à celle des Grecs aux prises avec des problèmes économiques et des mesures d'austérité. Elle a laissé entendre que les Grecs pourraient améliorer leur situation si davantage d'entre eux payaient leurs impôts.

Gerry Rice, porte-parole du FMI, a indiqué jeudi que Mme Lagarde avait dit devant le conseil d'administration de l'organisme, cette semaine, qu'elle regrettait que ses remarques sur la Grèce «aient été mal comprises et qu'elles aient offensé».

Il a ajouté que Mme Lagarde et le FMI éprouvaient «un grand respect pour la Grèce et son peuple, et les sacrifices que plusieurs consentent pour surmonter la crise économique».

L'économie de la Grèce est maintenue à flot au moyen de prêts internationaux consentis par l'Union européenne et le FMI, ainsi que par des compressions budgétaires et des hausses d'impôts grandement impopulaires au sein de la population.

Le gouvernement qui a accepté les prêts et instauré les mesures d'austérité a été renversé en mai.

Les nouveaux partis au pouvoir, qui ont essentiellement fait campagne en se disant contre les mesures d'austérité, n'ont pas été en mesure de constituer un gouvernement, de sorte que de nouvelles élections devront avoir lieu le 17 juin.

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