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La nouvelle Tunisie "démocratique" doit abolir la peine de mort (ONG)

31/05/2012 09:16 EDT | Actualisé 31/07/2012 05:12 EDT

La Tunisie post-révolutionnaire et démocratique doit abolir la peine de mort, a estimé jeudi à Tunis le vice-président de la coalition mondiale contre la peine de mort, Raphaël Chenuil-Hazan.

"La Tunisie est entrée dans la démocratie depuis une année et demie et il est temps pour ce pays de parler des droits de l'Homme et de l'abolition de la peine de mort", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

"Toutes les démocraties du monde, à part le Japon et les Etats Unis d'Amérique, ont aboli cette peine, contraire aux principes éthiques", a ajouté M. Hazan.

Selon lui, "la peine de mort, qui est une torture, ne résout pas la criminalité, d'où l'obligation d'appliquer la justice sans donner la mort".

Selon des statistiques des ONG internationales des droits de l'Homme, la Chine, en tête des pays qui appliquent la peine de mort, exécutent entre 6.000 et 10.000 personnes par an, suivie par l'Iran où plus de 500 personnes ont été exécutées en 2011 dont des femmes et des mineurs, a affirmé à l'AFP M. Hazan, dénonçant des exécutions secrètes dans ce pays.

"Le mouvement abolitionniste est en pleine essor dans le monde mais malheureusement il est encore faible dans le monde arabo-musulman, notamment au Moyen Orient", a déploré de son côte Mohamed Habib Marsit, président de la coalition tunisienne contre la peine de mort.

La Tunisie n'a pas appliqué la peine capitale (par pendaison) depuis 20 ans mais les militants des droits de l'Homme réclament son abolition totale dans les textes et les législations.

Comme pour la torture et l'esclavage, le processus pour l'abolition de la peine de mort, lancé depuis une vingtaine d'années, doit aller jusqu'au bout, à lancé M. Chenuil-Hazan.

kl/cf/hba

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