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Euro-2012/Préparation - France: Ribéry tient enfin ses promesses de campagne

31/05/2012 05:15 EDT | Actualisé 31/07/2012 05:12 EDT

Franck Ribéry, après avoir mis fin dimanche à trois ans de disette en équipe de France, a continué sur sa lancée contre la Serbie (2-0) en match de préparation de l'Euro-2012, jeudi à Reims, avec un nouveau but qui en dit long sur sa motivation, après ses déclarations d'intention.

Avant la réception de l'Islande, la belle histoire de Ribéry semblait s'être arrêtée en 2009, un 1er avril, avec son septième but en Bleu.

Depuis, plus de frémissement des filets, des doutes qui le rongent peu à peu, des faits divers qui s'empilent et le souvenir désastreux d'un Mondial-2010 qui l'a fait passer aux yeux du monde pour un chef de bande, et qui lui a valu une suspension de trois matches décrétée par la Fédération française de football (FFF).

L'amour du public des débuts s'est alors progressivement transformé en frustration chez l'attaquant du Bayern, qui s'est renfermé sur lui-même, lui le feu-follet du Mondial-2006.

"Ces derniers temps en équipe de France, je n'étais pas décontracté, pas relâché, toujours critiqué, a-t-il reconnu lundi. A un moment donné, tu te demandes ce que tu dois faire. Cela devenait pesant de devoir se répéter, les gens posaient des questions".

Puis cette saison, le rabibochage est devenu un peu plus évident chaque jour.

Réconciliation avec un corps qui l'a enfin laissé tranquille après les bleus à l'âme de cet écorché vif, puis réconciliation avec ses adorateurs du Bayern, qui se demandaient ce qu'il arrivait en Bavière à +Kaizer Franck+.

Brillant lors de sa 1re saison en Allemagne (2007/2008) avec 17 buts inscrits, l'ailier gauche avait chaque année un peu plus disparu de la circulation. Mais cette année, avec ses 18 buts et 19 passes, il a accompli statistiquement sa meilleure saison, et a permis à son club de se hisser en finale de la Ligue des champions.

Et face à Chelsea, même s'il n'a pu s'extraire du marquage anglais et a dû s'incliner aux tirs au but, il a quand même obtenu un penalty après une faute de Didier Drogba.

Ne lui manquait finalement plus que de retrouver le déclic avec l'équipe de France.

Alors que plus personne ne semblait l'espérer, celui-ci a peut-être eu lieu dimanche contre l'Islande à Valenciennes (France), quasiment sur les terres de Ribéry, avec son 8e but.

"Hier (dimanche), j'étais vraiment libéré, très heureux, très content, avait-il assuré lundi. Mais ça ne me surprend pas parce que ce que j'ai fait hier, je l'ai fait pendant toute une année avec le Bayern et je n'arrivais pas à le refaire avec l'équipe de France, je ne comprends pas pourquoi. J'espère que cette fois-ci, c'est reparti. J'espère que c'est un déclic pour tout le monde".

Après un stage au Touquet (France), Ribéry, 29 ans, s'est évertué, à Reims contre la Serbie, à raviver la flamme renaissante.

Travailleur, disponible, à gauche ou à droite selon le positionnement de Samir Nasri, le Munichois n'a connu aucune baisse de régime lors d'une 1re mi-temps de très haut niveau. Surtout, il en a profité avant sa sortie à l'heure de jeu pour bisser et inscrire son 9e but, pour sa 59e sélection. En l'acclamant, une manifestation à laquelle il est toujours sensible, le public ne s'est pas trompé.

L'action de son but résume bien sa générosité, puisque Ribéry hérite du ballon en zone défensive, le remonte, décale Gaël Clichy qui l'a suivi, puis profite du centre fort du Citizen repoussé par le gardien pour crucifier celui-ci d'une demi-volée imparable (10e).

cd/es

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