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Des Libanais bloquent une route reliant le Liban et la Syrie après un rapt

31/05/2012 07:25 EDT | Actualisé 31/07/2012 05:12 EDT

Des habitants de la ville frontalière d'Abboudiyeh, dans le nord du Liban, ont bloqué jeudi une route menant à la Syrie voisine, pour protester contre l'"enlèvement" la veille de deux Libanais, ont indiqué des habitants à l'AFP.

Les premières informations recueillies mercredi indiquaient que les deux hommes avaient été arrêtés à un poste-frontière.

Mais l'agence officielle libanaise ANI a parlé plus tard d'un rapt, disant que les deux hommes, qui travaillaient aux champs, avaient été "enlevés par cinq hommes armés qui sont entrés au Liban en provenance de la Syrie".

Les manifestants ont planté des tentes à 700 mètres du poste-frontière d'Abboudiyeh et amassé des sacs de sable afin de bloquer la route entre le Liban et la Syrie, a constaté un correspondant de l'AFP, pour réclamer la libération des deux Libanais.

Ce poste-frontière relie le nord du Liban à la province de Homs, dans le centre de la Syrie.

Un membre de la famille de l'un d'eux, Sohaïb al-Rachid, a déclaré à l'AFP jeudi que les villageois "continueront de protester jusqu'à la libération des deux hommes. Et s'ils ne sont pas libérés sous peu, nous allons intensifier notre mouvement", a-t-il ajouté sans donner plus de précision.

Il a indiqué que "des contacts étaient en train d'être établis avec la partie syrienne afin de permettre leur libération".

Dans un communiqué mercredi, le Conseil national syrien, principale coalition de l'opposition, avait accusé le régime syrien de "violer la frontière libanaise de façon de plus en plus flagrante (et d') augmenter ses attaques contre des civils libanais et des réfugiés syriens".

Il avait également accusé les autorités syriennes de "kidnapper des blessés dans les hôpitaux" du nord du Liban, et "les mercenaires du régime de créer des points de contrôle en territoire libanais".

Le Liban, sous tutelle syrienne pendant 30 ans, est profondément divisé entre partisans et opposants au régime Assad, et les autorités évitent de prendre position face au conflit en Syrie qui a néanmoins généré des tensions meurtrières chez le voisin libanais.

Le 22 mai, onze libanais chiites ont été enlevés en Syrie, un rapt qui n'a pas été revendiqué.

ser/cnp/vl

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