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Contributions électorales illégales: l'ex-sénateur Edwards déclaré non coupable

31/05/2012 06:33 EDT | Actualisé 31/07/2012 05:12 EDT

GREENSBORO, États-Unis - L'ancien sénateur américain John Edwards, candidat à l'investiture démocrate en 2008, a été acquitté, jeudi, d'un chef d'accusation sur des contributions de campagne illégales lors de son procès à Greensboro, en Caroline du Nord.

Les cinq autres chefs d'accusations ont été annulés, les jurés n'ayant pas réussi à déterminer si M. Edwards avait utilisé l'argent de ses donateurs pour cacher sa maîtresse enceinte alors qu'il faisait campagne pour devenir président.

Le procès, qui a duré un mois, a exposé le scandale sexuel qui a mis un terme aux aspirations présidentielles de John Edwards en 2008. Les jurés ont délibéré pendant neuf jours.

On ne sait pas encore si les procureurs tenteront de nouveau de juger M. Edwards sur les autres chefs d'accusation.

La juge avait initialement appelé les jurés pour qu'ils lisent leur verdict sur les six chefs d'accusation, avant d'apprendre qu'ils ne s'étaient entendus que sur un seul chef. Une heure plus tard, le jury a envoyé à la juge une note affirmant qu'il était arrivé au bout de ses discussions.

Le procès a rappelé les détails les plus intimes de la liaison entre John Edwards et sa maîtresse Rielle Hunter. Il a aussi exposé une machination élaborée pour cacher la liaison du candidat à la présidence, qui impliquait son plus proche collaborateur, le femme de celui-ci, une héritière âgée et un riche donateur du Texas.

Le procès a également rappelé le drame impliquant la femme de John Edwards, Elizabeth, qui a déchiré son chandail et son soutien-gorge en public devant son mari quand elle a appris sa liaison extraconjugale dans la presse à scandale. Elle est morte à la fin de 2010.

John Edwards était accusé d'avoir élaboré un plan pour utiliser l'argent de ses riches donateurs afin de cacher sa maîtresse aux médias et à sa femme qui souffrait alors d'un cancer. Selon les procureurs, M. Edwards était au courant que près de 1 million $ US avaient été versés à son ex-collaborateur Andrew Young et à sa maîtresse, tout en sachant que la limite des contributions électorales était fixée à 2300 $ US.

Sa défense a fait valoir que l'argent était principalement destiné à cacher sa maîtresse de sa femme et non pas à soutenir sa campagne présidentielle.

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