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Bissau: l'ex-Premier ministre, réfugiée au siège de l'UE, est rentrée chez elle

31/05/2012 04:06 EDT | Actualisé 31/07/2012 05:12 EDT

L'ex-Premier ministre de Guinée-Bissau, Adiato Djalo Nandigna, qui s'était réfugiée dans les locaux de l'Union européenne (UE) à Bissau après le coup d'Etat du 12 avril, est rentrée jeudi à son domicile dans la capitale, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Je me porte bien. Je déplore que ma maison soit pillée. Ils (les pillards) ont tout emporté et cassé des objets de valeur", a déclaré à l'AFP Mme Nandigna dans sa maison dans le centre de Bissau.

Mme Nandigna, une responsable du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), s'était réfugiée au siège de l'UE juste après le putsch qui a chassé le PAIGC du pouvoir.

Alors qu'elle était ministre de la Communication, elle avait, peu avant la présidentielle du 18 mars, succédé à Carlos Gomes Junior qui avait démissionné du poste de Premier ministre pour pouvoir se présenter à ce scrutin.

Plusieurs membres du gouvernement renversé et responsables du PAIGC s'étaient réfugiés dans des ambassades au moment du putsch.

Le président de la commission électorale, Desejado Lima Da Costa, lui aussi réfugié au siège de l'UE à Bissau, a également rejoint son domicile, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Selon un proche, il s'est dit surpris des affirmations du ministère gambien de l'Immigration, ayant annoncé qu'il aurait été arrêté en Gambie le week-end dernier avec l'ex-chef de l'armée de Guinée-Bissau, l'amiral José Zamora Induta, et l'ancien ministre de l'Intérieur Fernando Gomes. Il avait "décliné l'invitation" à fuir avec eux en Gambie, selon son entourage.

Dans un communiqué, la présidence gambienne a confirmé jeudi la seule présence dans le pays de l'amiral Induta et de Fernando Gomes. "Le gouvernement les encourage à rester dans le pays, puisqu'ils ne sont pas des criminels mais de bons citoyens de la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest)", indique le texte.

Une source au sein des services de l'immigration gambienne à la frontière avec le Sénégal a indiqué qu'ils avaient été retenus à leur arrivée, mais libérés "après un examen approfondi".

Des autorités intérimaires ont été récemment mises en place en Guinée-Bissau, dans le cadre d'un processus de transition qui doit être sécurisé par une force de la Cédéao, dont le débarquement s'est achevé le 27 mai.

aye/mrb/tmo/aub

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