BEIRUT - L'armée syrienne bombardait mercredi Douma, dans la banlieue de Damas, et Homs (centre), selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme et les Comités locaux de Coordination, qui n'ont pas encore de bilan.

Ces violences interviennent au lendemain de l'expulsion de diplomates syriens par plusieurs capitales occidentales, en réaction au massacre de Houla, au cours duquel 108 personnes dont de nombreux enfants ont été tuées. Mercredi le Japon à son tour a demandé à l'ambassadeur syrien de quitter Tokyo, a annoncé le ministre des Affaires étrangères Koichiro Genba.

Accusé de ces exactions, le régime de Bachar el-Assad a annoncé mener sa propre enquête qu'il devrait boucler mercredi. Le régime syrien impute le massacre à des "terroristes armés", mais des témoins accusent les chabiha, des milices qui servent souvent de supplétifs aux forces gouvernementales. Des opposants à Houla ont déclaré que l'armée avait bombardé la zone après des manifestations et s'était battue avec des rebelles locaux. Les chabiha de villages voisins auraient ensuite ratissé le secteur en poignardant et en tuant des habitants à bout portant.

L'ONU estime que les violences ont fait plus de 9.000 morts depuis le début à la mi-mars 2011 du mouvement de contestation initialement pacifique, réprimé dans le sang. AP

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