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Reprise des négociations entre gouvernement et étudiants au Québec

30/05/2012 03:57 EDT | Actualisé 30/07/2012 05:12 EDT

Les négociations entre le gouvernement et les étudiants pour résoudre le conflit sur les frais de scolarité ont repris mercredi après-midi à Québec, les parties se disant déterminées à trouver une solution à ce différend qui dure depuis près de quatre mois.

Au troisième jour des négociations, un tournant décisif était attendu dans le conflit aux allures de crise sociale, le gouvernement provincial, longtemps inflexible, ayant apparemment accepté de faire une concession sur la question centrale des frais de scolarité.

Les dirigeants étudiants ont confirmé des informations de presse selon lesquelles le gouvernement avait proposé mardi de réduire la hausse des frais de scolarité de 35 dollars par an, ce qui ferait retomber l'augmentation totale sur sept ans à 1.533 dollars au lieu de 1.778.

"Il y a eu la fameuse offre du 35 dollars, en après-midi hier, ça a été jugé insuffisant par les organisations étudiantes, on a soumis une contre-proposition qui a été étudiée hier soir (...), c'est là-dessus qu'on s'est laissés", a déclaré le porte-parole d'une des organisations étudiantes, la Classe, Gabriel Nadeau-Dubois.

"Le gouvernement a travaillé sur cette offre durant le début de la journée et on en reparle dans un instant", a-t-il dit avant la reprise des négociations à 15H00 (19H00 GMT) à Québec.

"Je peux vous dire qu'on regarde plusieurs endroits où aller chercher de l'argent pour diminuer la hausse des frais de scolarité", a-t-il indiqué.

La ministre québécoise de l'Education, Michelle Courchesne, n'a pas voulu discuter des propositions débattues. "On travaille très fort", a-t-elle dit et on souhaite "trouver des solutions. On arrive ici très déterminé".

"Notre objectif c'est qu'on parle des droits de scolarité, d'enjeux périphériques et ensuite de la loi spéciale" limitant le droit de manifester, a déclaré un autre dirigeant étudiant, Léo Bureau-Blouin.

Une autre dirigeante étudiante, Martine Desjardins, a refusé de se prononcer sur la possibilité d'un accord avant la fin de la journée. "On a encore une chambre à Québec ce soir. Il n'y a pas de pression de part et d'autre. On s'est dit qu'on prendrait le temps de bien faire les choses".

jl/via/sj

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