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Québec: les négociations pour sortir du conflit étudiant s'annoncent longues

30/05/2012 08:14 EDT | Actualisé 30/07/2012 05:12 EDT

Les négociations entre le gouvernement et les étudiants pour résoudre le conflit sur la hausse des frais de scolarité au Québec semblaient s'étirer en longueur mercredi soir, coupant court à l'espoir d'un règlement rapide qui avait pointé en début de journée.

Lors d'une pause dans les pourparlers, une dirigeante étudiante, Martine Desjardins, s'est déclarée "déçue" que le gouvernement n'ait pas répondu à une contre-proposition que les étudiants lui avaient faite mardi soir.

La troisième journée de négociations avait pourtant bien commencé, avec l'annonce par les étudiants que le gouvernement avait proposé mardi -- pour la première fois depuis le début du conflit il y a près de 4 mois -- de réduire la hausse des frais de scolarité de 35 dollars par an, ce qui ferait retomber l'augmentation totale sur sept ans à 1.533 dollars au lieu de 1.778.

Jugeant "insuffisant" cet assouplissement de la hausse, les étudiants avaient soumis mardi soir une contre-proposition au gouvernement qui, selon Mme Desjardins, avait promis de l'examiner avant la reprise des négociations mercredi après-midi.

"Nous sommes face à un mur, mais nous resterons bien évidemment dans les négos", a écrit Mme Desjardins sur le réseau Twitter. "Les données (de la contre-proposition étudiante) doivent être analysées", a-t-elle ajouté.

Un autre dirigeant étudiant, Léo Bureau-Blouin, a dit pour sa part que le gouvernement devait "faire venir en renfort" lors de la reprise des négociations à 20H00 (00H00 GMT) "certains fonctionnaires du ministère des Finances" chargés d'examiner la contre-proposition étudiante.

Seule consolation, le gouvernement et les étudiants ont réitéré leur volonté de trouver une solution au conflit, qui a pris des allures de crise sociale dans les dernières semaines après l'adoption d'une loi spéciale limitant le droit de manifester dans la province.

jl/sf

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