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Propos d'Obama sur la Pologne: la Maison Blanche en reste aux regrets

30/05/2012 04:07 EDT | Actualisé 30/07/2012 05:12 EDT

La Maison Blanche a répété mercredi regretter les propos du président Barack Obama la veille sur le "camp polonais de la mort" qui ont choqué Varsovie, sans aller plus loin dans la contrition malgré des demandes de responsables de la Pologne.

"Le président s'est mal exprimé. Il parlait de camps de la mort dans la Pologne occupée par les nazis. Comme nous l'avons dit, nous regrettons cette expression erronée", a déclaré le porte-parole de la présidence américaine, Jay Carney, lors de son point de presse quotidien.

Le faux-pas de M. Obama s'est produit mardi lors d'une cérémonie de remise de médailles, dont une à titre posthume à Jan Karski, un ancien officier polonais qui avait fourni aux Occidentaux les premiers témoignages sur la politique d'extermination des juifs par les nazis.

"Avant un voyage au travers des lignes ennemies, des résistants lui avaient raconté que les juifs avaient été tués en masse, ils l'ont introduit en cachette dans le ghetto de Varsovie et dans un camp polonais de la mort pour qu'il voie lui-même ce qu'il en était", a déclaré le président américain.

Mercredi, M. Carney a affirmé que "cette simple expression erronée ne doit pas du tout nous faire oublier l'intention claire d'honorer Karski, et au-delà, tous les braves Polonais qui se sont mis du côté de la dignité humaine face à la tyrannie".

"Encore une fois, nous regrettons cette expression erronée, mais ce n'était rien d'autre que cela", a-t-il ajouté, semblant indiquer que M. Obama ne la corrigerait pas lui-même, comme l'ont réclamé des responsables polonais.

Le Premier ministre Donald Tusk a dit mercredi être "convaincu que nos amis américains peuvent se permettre aujourd'hui une réaction plus forte qu'une simple mise au point et des regrets du porte-parole de la Maison Blanche, une réaction susceptible d'éliminer une fois pour toutes de telles erreurs".

Le président Bronislaw Komorowski a annoncé avoir adressé mercredi une lettre à son homologue américain. "Je suis convaincu que les paroles injustes et douloureuses sur le +camp polonais+ ne reflètent ni les intentions ni les opinions de notre ami américain", a-t-il déclaré à la presse, en ajoutant que toute faute était "réparable".

tq/sf

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