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Mondial-2014 - La Fifa revoit ses exigences à la baisse pour les travaux

30/05/2012 05:30 EDT | Actualisé 30/07/2012 05:12 EDT

La Fédération internationale de football (Fifa), a agréé l'idée mercredi que tous les travaux nécessaires à la réalisation du Mondial-2014 au Brésil ne seraient pas finis à temps, quitte à revoir à la baisse ses exigences pour fixer le minimum à accomplir.

"Tous les travaux ne seront pas prêts à cent pour cent pour le Mondial, nous aurons au minimum besoin de tous les stades, ça c'est sûr", a convenu le secrétaire général de la Fifa, Jerome Valcke, qui avait déclenché une crise en mars en déclarant que le Brésil devait se donner "un coup de pied aux fesses" pour rattraper les retards dans les infrastructures à deux ans de l'évènement.

"Ce dont nous avons besoin c'est l'aboutissement de toutes les infrastructures pour circuler des aéroports aux villes, des villes aux stades, etc.", a insisté le responsable français présent à Rio de Janeiro pour lancer le slogan du futur Mondial -"Tous au même rythme"- et annoncer le calendrier de la Coupe des Confédérations en 2013.

"Nous n'avons pas besoin d'un pays complètement neuf pour 2014, ça c'est impossible", a-t-il concédé.

Selon un bilan présenté la semaine passée à Brasilia, il existe 101 projets d'infrastructure sportive et de transport pour un coût de 27 milliards de reais (13,1 milliard de dollars au change actuel, 10,4 milliards d'euros) qui devront être terminés d'ici à juillet 2014. Sur ces 101 projets, 60 seulement sont déjà en cours.

Pour Valcke, "l'important est que (...) dans dix ans, le Brésil dévoilera un panorama complètement différent, et une partie des bénéfices tirés du Mondial iront à l'organisation des jeux Olympiques (à Rio en 2016)".

Présent à ses côtés, le ministre des Sports, Aldo Rebelo a argué que "ces travaux ne sont pas faits pour le Mondial, mais pour le Brésil. La plupart de ces projets étaient planifiés avant que le pays soit désigné organisateur de la compétition, comme le métro à Salvador (Bahia) ou celui de Fortaleza".

"Les connexions des aéroports jusqu'aux hôtels et aux centres d'entraînements sont également des travaux prioritaires qui relèvent de la responsabilité du gouvernement", a-t-il assuré.

La présence de M. Rebelo aux côtés de M. Valcke témoigne d'un sensible réchauffement des rapports entre le Brésil et la Fifa, trois mois après l'incident diplomatique consécutif aux déclarations polémiques du Français.

Ce dernier a d'ailleurs promis que dorénavant, pour éviter "les conflits", le gouvernement brésilien, le Comité organisateur du Mondial et la Fifa "parleraient d'une seule voix" sur la question de l'avancée des travaux.

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