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Le SPVM ayant reçu le trajet, la 37e marche nocturne a été déclarée légale

30/05/2012 09:58 EDT | Actualisé 30/07/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Pendant que les négociations entre le gouvernement du Québec et les leaders des associations étudiantes reprenaient dans un climat tendu, mercredi soir à Québec, la 37e marche nocturne dans les rues de Montréal s'est déroulée dans le calme... et dans la légalité, l'itinéraire ayant été fourni aux agents du Service de police de la Ville de Montréal.

C'était la première fois depuis l'adoption de la controversée loi 78 à l'Assemblée nationale et du règlement P6 de la Ville de Montréal, le vendredi 18 mai, que les organisateurs d'une manifestation dans les rues montréalaises se soumettaient à cette directive.

Mais il n'aura fallu qu'une quinzaine de minutes pour que les centaines de participants dérogent, en modifiant sans avertissement leur itinéraire. Malgré cela, les agents du SPVM ont laissé aller la manifestation sans la déclarer illégale.

La manifestation a graduellement gagné des participants pour s'élever à près de 3000 marcheurs.

Celle-ci, accompagnée du tintamarre de casseroles, se poursuivait dans une ambiance festive, en attendant le début d'une deuxième marche nocturne qui devait s'élancer à 21 h 30, également de la place Émilie-Gamelin.

Mais cette deuxième manifestation, qui réunissait quelque 400 participants selon diverses estimations, a été déclarée illégale par le SPVM parce que les organisateurs n'ont pas fourni leur itinéraire. Elle a été tolérée, tout comme la première d'ailleurs, tant et aussi longtemps qu'aucun acte criminel ne serait commis.

À 23 h, mercredi soir, l'agent Simon Delorme, du SPVM, a précisé que les deux manifestations ne s'étaient jamais regroupées, circulant même dans des secteurs différents de la ville. Tout se passait dans le calme et le SPVM ne rapportait aucun incident et aucune arrestation.

Pendant ce temps, à Québec, une autre manifestation a réuni environ 300 personnes. Comme ce fut le cas lors des soirées précédentes, le rassemblement, déclaré légal puisque l'itinéraire avait été fourni s'est déroulé dans le calme. À 22 h 45, les marcheurs se sont rassemblés devant la tour de la Banque Nationale, où se déroulaient les négociations entre le gouvernement et les associations étudiantes.

En plus de toucher plusieurs quartiers de la métropole et d'autres villes du Québec, les «soirées-casseroles» semblaient vouloir s'étendre au-delà de la province. Un communiqué émis de Vancouver en début de journée, mercredi, annonçait que des Canadiens de «communautés d'un océan à l'autre» marcheraient dans les rues en appui au mouvement étudiant du Québec et en opposition à la loi 78. C'était notamment le cas à Toronto.

Le communiqué annonçait que 15 000 personnes de plusieurs dizaines de villes avaient confirmé leur intention de participer sur une page Facebook créée par Ethan Cox, un journaliste de Montréal. Le communiqué faisait aussi état de manifestants munis de casseroles à New York, Washington, Paris et Londres mercredi ou au cours des prochains jours.

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