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Le régime syrien ne comprend que le langage de la violence (rebelles)

30/05/2012 01:25 EDT | Actualisé 30/07/2012 05:12 EDT

Le régime du président syrien Bachar al-Assad ne comprend que le langage de la violence et les massacres commis par ses forces prouvent que sa fin approche, a estimé mercredi un porte-parole de l'Armée syrienne libre (ASL) formée essentiellement de déserteurs.

"Les massacres que le régime commet et son recours à la force sont la preuve que ses jours sont comptés", a déclaré à l'AFP le colonel Kassem Saadeddine, joint via Skype depuis la province rebelle de Homs, dans le centre de la Syrie.

"Rien ne marche avec ce régime, sinon la force, car s'il était prêt à respecter le plan (de l'émissaire international Kofi) Annan, il l'aurait fait depuis le début", a-t-il ajouté.

"Le régime n'a même pas respecté le premier point du plan", prévoyant un cessez-le-feu à compter du 12 avril, "alors comment imaginer qu'il se plie au reste du plan"? a-t-il demandé.

Outre la fin des hostilités, le plan Annan prévoit le retour de l'armée dans les casernes, la libération des détenus, le respect du droit à manifester, l'ouverture d'un dialogue entre pouvoir et opposition et la libre circulation pour les humanitaires et la presse.

La chef rebelle a dit aujourd'hui "tout miser sur la force du peuple syrien pour faire tomber le régime", soulignant toutefois qu'"une intervention internationale pourrait empêcher la propagation du chaos qui ne s'arrêtera pas aux frontières syriennes, mais gagnera le reste du Moyen-Orient".

Les insurgés tentent depuis des mois d'unifier leurs rangs et d'organiser l'opposition armée, mais de plus en plus de civils s'arment de leur propre chef contre le régime, faisant augmenter l'insécurité dans de nombreuses régions.

ks/sbh/tp

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