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Le pétrole ouvre en baisse à New York, à des niveaux plus vus depuis octobre

30/05/2012 09:35 EDT | Actualisé 30/07/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont ouvert en nette baisse mercredi à New York dans un marché craignant de voir un assèchement des liquidités avec l'aggravation de la crise de la dette en Europe, alors que la situation en Espagne inquiète toujours plus.

Vers 13H15 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet cédait 1,94 dollar par rapport à la clôture de lundi, à 88,82 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). Ils n'ont pas évolué à de tels niveaux depuis octobre 2011.

Le marché est déprimé et "continue sa glissade car personne ne semble vouloir intervenir et fournir de nouvelles liquidités", a expliqué Rich Ilczyszyn, analyste chez iiTrader.com, pour qui les investisseurs réclament "une intervention du FMI ou de la BCE", la Banque centrale européenne.

D'autant que "l'euro poursuit sa chute et fait grimper en flèche le dollar, les inquiétudes pour l'Espagne ayant été ravivées avec l'abaissement de la note du pays" par une petite agence de notation, a-t-il dit.

De fait, l'euro évolue depuis mardi à des niveaux plus vus depuis juillet 2010. Or, un renchérissement du dollar, valeur refuge, pénalise les achats d'or noir pour les investisseurs munis de devises étrangères.

L'abaissement de B à BB- de la note souveraine de Madrid par la petite agence de notation américaine Egan Jones mardi a plombé de fait une tentative de rebond.

Alors que l'Espagne fait actuellement face à une récession qui devrait perdurer au deuxième trimestre, les préoccupations des investisseur se concentrent sur le secteur bancaire du pays, affaibli par ses actifs immobiliers à risques.

Ces craintes étaient renforcées mercredi par des spéculations, démenties par l'Espagne, selon lesquelles le gouvernement a présenté à la Banque centrale européenne (BCE) son schéma de recapitalisation pour Bankia, troisième banque du pays par les actifs.

Des informations de presse avaient fait, avant ce démenti, état d'un rejet de ce plan par la BCE, de quoi alimenter encore un peu plus la nervosité du marché.

"Les craintes de contagion (de la crise) en Europe (...) agissent comme un épouvantail sur les cours de brut", a déploré Matt Smith, de Summit Energy.

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