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La presse officielle syrienne dénonce l'expulsion des diplomates

30/05/2012 05:19 EDT | Actualisé 30/07/2012 05:12 EDT

La presse officielle syrienne a critiqué mercredi l'expulsion par des pays occidentaux de représentants diplomatiques syriens dans leurs capitales, et jugé partiales les récentes déclarations de l'émissaire international Kofi Annan.

"Ces mesures hystériques d'expulsion des ambassadeurs syriens (...) sont un coup porté aux efforts de l'émissaire de l'ONU Kofi Annan", écrit le journal du parti au pouvoir, al-Baas.

Les pays occidentaux veulent faire croire qu'une "confrontation militaire (avec la Syrie) est inéluctable", ajoute al-Baas, critiquant le président français François Hollande qui "tient un discours de guerre, sous l'influence des dollars du Golfe, sacrifiant la politique étrangère de la France pour satisfaire Israël".

M. Hollande a déclaré mardi ne pas exclure une intervention armée, "à condition qu'elle se fasse dans le respect du droit international, c'est-à-dire par une délibération du Conseil de sécurité" de l'ONU.

"La Syrie ne tremblera pas comme ils le pensent. Elle (...) continuera de prôner le dialogue", selon al-Baas.

Le journal al-Watan, proche du pouvoir, a critiqué M. Annan, qui, après son entretien avec le président Bachar al-Assad à Damas mardi, "n'a à aucun moment dénoncé les pays qui financent et arment les combattants", en référence aux rebelles.

"La mission d'Annan semble vouloir contraindre le peuple syrien seul à retirer ses engins et ses soldats et à permettre aux hommes armés de commettre davantage de crimes", déplore le journal.

Le régime syrien, qui ne reconnaît pas l'ampleur de la contestation lancée en mars 2011, accuse des groupes armés terroristes d'être responsables des violences.

Les principaux pays européens, ainsi que notamment les Etats-Unis et le Japon, ont annoncé l'expulsion des représentants diplomatiques syriens dans leur capitale en représailles au massacre de Houla (centre), où 108 personnes ont été tuées vendredi et samedi.

Al-Watan a par ailleurs accusé des observateurs de l'ONU, déployés en Syrie dans le cadre du plan Annan, d"implication" dans l'exfiltration d'un "espion étranger" qu'ils ont conduit hors de Syrie lors d'une visite à Homs début mai, sans donner plus de détail sur l'identité de cet "espion".

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