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La greffe d'un poumon de fumeur peut prolonger la vie, affirme une étude

30/05/2012 03:41 EDT | Actualisé 30/07/2012 05:12 EDT

LONDRES - Les patients en attente d'une greffe de poumons s'en tirent mieux s'ils acceptent les organes d'un fumeur, même s'ils ne vivront probablement pas aussi longtemps que ceux qui reçoivent les poumons d'un non-fumeur, conclut une nouvelle étude.

Les chercheurs affirment que ces patients survivront plus longtemps s'ils sont prêts à accepter n'importe quel poumon, y compris celui d'un fumeur.

Le docteur James Neuberger, de l'hôpital Queen Elizabeth, à Birmingham, en Grande-Bretagne, et ses collègues ont étudié le taux de survie de 2181 Britanniques adultes qui attendaient une greffe de poumons entre 1999 et 2010. Environ deux greffes sur cinq ont été effectuées avec les poumons de fumeurs.

Ils ont déterminé que les patients qui recevaient les poumons d'un fumeur augmentaient de 46 pour cent leur risque de mortalité au cours des trois prochaines années en comparaison avec les patients ayant reçu les poumons d'un non-fumeur. Toutefois, ils réduisaient aussi de 21 pour cent leur risque de mortalité comparativement à ceux qui étaient toujours sur la liste d'attente.

L'étude a été publiée mardi dans la revue médicale Lancet.

Certains experts estiment qu'il est utopique de croire que le système de dons d'organes refusera les poumons de fumeurs puisque chaque organe disponible est essentiel pour répondre à une demande accrue.

Le directeur médical de l'Association américaine du poumon, le docteur Norman Edelman, a expliqué par courriel qu'il est très rare de dénicher un organe «idéal». La majorité des organes présentent des défauts — que ce soit dû à la maladie, à l'âge du donneur ou aux circonstances de sa mort —, et le tabagisme n'est qu'un facteur parmi d'autres à évaluer, a-t-il dit.

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