Malgré les promesses, les beaux discours et les plans d'action, Québec gère mal les ressources d'hébergement destinées aux personnes âgées en perte d'autonomie, constate le vérificateur général.

Dans un rapport accablant rendu public mercredi, le vérificateur général par intérim, Michel Samson, énumère toute une série de lacunes observées dans la gestion des Centres d'hébergement de soins de longue durée (CHSLD), le tout ayant pour effet de miner la qualité du service offert aux personnes âgées ne pouvant plus prendre soin d'elles-mêmes.

Malgré ses engagements, Québec tarde à implanter certaines mesures promises depuis sept ans, déplore le vérificateur.

Et comme on a omis de tracer un portrait général des besoins, il est bien difficile de distribuer les ressources d'hébergement de façon optimale, dit-il. Conséquemment, les ressources disponibles sur le terrain ne correspondent pas nécessairement aux besoins de la population.

De plus, la qualité et la quantité des services peuvent varier beaucoup d'un endroit à l'autre, nommément le nombre d'heures de soins consacré à chaque usager.

Le contrôle de la qualité par le gouvernement est à l'avenant.

Pourtant, Québec consacre 2,9 milliards de dollars de fonds publics pour prendre en charge cette clientèle, qui compte parmi les plus vulnérables de la société.

Pas moins de trois ministres sont responsables du dossier : Yves Bolduc (Santé et services sociaux), Dominique Vien (Déléguée aux services sociaux) et Marguerite Blais (Responsable des aînés).