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France: gala de soutien aux femmes des révolutions arabes "menacées"

30/05/2012 06:25 EDT | Actualisé 30/07/2012 05:12 EDT

Un gala de soutien aux femmes qui ont porté les révolutions arabes et sont "menacées dans leurs droits" aura lieu à Paris le 18 juin, a-t-on appris auprès des organisateurs, le Fonds pour les femmes en Méditerranée (FFMed).

Inspiré d'une citation de l'écrivain Emma Goldman, "à quoi sert la révolution si je ne peux pas danser", ce gala vise à soutenir les associations de femmes qui en Egypte, en Tunisie ou au Maroc, "se battent pour l'égalité", alors qu'elles "se voient exclues du jeu politique et menacées dans leurs libertés individuelles", explique un communiqué du FFMed.

Des artistes comme Souad Massi et Eric Fernandez (flamenco arabo-andalou), Isabelle Druet (chant lyrique), Constance, Nadia Roz (humoristes), Lamia Safieddine (chorégraphie), etc.. se produiront sur la scène du théâtre Edouard VII.

Des dessins et oeuvres de blogueuses de Méditerranée seront présentés en marge du spectacle, dont les fonds seront reversés aux associations membres du FFMed qui soutient financièrement 47 projets dans 13 pays.

"Les révolutions arabes ont souligné l'importance des femmes dans l'espace public dont elles ont été exclues aussitôt après, alors qu'elles sont le garde-fou des démocraties", explique la journaliste et humoriste Souad Belhaddad, membre du FFMed, qui parle de "printemps fané".

"Nous avons le devoir historique d'être à leurs côtés. Les femmes sont le dernier rempart face aux courants islamistes et anti-démocratiques", ajoute-t-elle.

Parmi les associations membres du FFMed, l'Harrasmap en Egypte, créée par quatre jeunes filles, est à l'origine d'une initiative contre le harcèlement sexuel, étendue au Brésil et en Inde: une cartographie en ligne et une application mobile permettant aux victimes d'alerter l'association par SMS et de recevoir soutien et conseils immédiats.

En Tunisie, "Engagement citoyen" a convaincu des hommes chefs d'entreprises d'ouvrir les portes de leurs sociétés afin d'inciter les femmes à voter et à s'engager dans la vie politique.

Au Maroc, la fondation Ytto organise chaque année des caravanes de femmes dans les zones rurales qui proposent des visites médicales et des initiations à la gestion financière. Ytto mène également une campagne assidue contre le mariage forcé des petites filles.

ls/fa/thm/aub

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