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Environnement: Brad Wall craint que le nouveau processus d'évaluation soit lent

30/05/2012 09:08 EDT | Actualisé 30/07/2012 05:12 EDT

REGINA - Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, a exprimé des craintes mercredi par rapport à la simplification du processus d'évaluation environnementale pour les projets importants prévue par le gouvernement fédéral.

Les changements annoncés le mois dernier comprennent l'établissement d'un échéancier pour les évaluations et la possibilité pour Ottawa de les déléguer aux provinces, en plus de limiter le processus à trois organismes fédéraux au lieu des 40 organismes et ministères actuellement impliqués.

M. Wall est en faveur de la réforme, mais il a déclaré mercredi avoir des inquiétudes quant à la manière dont fonctionnera le nouveau système. Selon lui, s'il faut négocier et analyser qui fera l'évaluation à chaque projet comme le laisse entendre le gouvernement conservateur, ça ne vaut pas la peine de modifier le processus déjà en place.

Le premier ministre croit qu'il faudrait déterminer d'avance qui sera responsable des évaluations environnementales dans chaque domaine. Par exemple, a-t-il suggéré, les provinces pourraient évaluer les projets de mines de potasse.

Brad Wall a révélé qu'il avait fait part de ses craintes au premier ministre Stephen Harper lors de son passage à Regina la semaine dernière à l'occasion de la visite du prince Charles et de son épouse, Camilla.

Le sujet a aussi été abordé cette semaine lors de la réunion des premiers ministres de l'Ouest à Edmonton. M. Wall a précisé qu'une lettre exposant les inquiétudes dans ce dossier serait envoyée à M. Harper.

Les industries du gaz, du pétrole et des mines de même que les gouvernements provinciaux ont applaudi la décision d'Ottawa d'éliminer les répétitions dans le processus d'évaluation environnementale et de le rendre plus efficace.

Les groupes écologiques ont toutefois dénoncé les modifications.

D'après Scott Vaughan, commissaire à l'environnement et au développement durable, la nouvelle approche mise de l'avant par le gouvernement fédéral laissera beaucoup moins de place au public dans l'exploitation des ressources naturelles au Canada.

Plusieurs organisations, dont la Fondation David Suzuki, Greenpeace et Équiterre, ont fait front commun pour s'opposer à la refonte, accusant les conservateurs de mener une attaque contre la nature et la démocratie.

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