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Congrès du parti islamiste tunisien Ennahda du 13 au 15 juillet à Tunis

30/05/2012 08:53 EDT | Actualisé 30/07/2012 05:12 EDT

Le parti islamiste Ennahda, qui domine le gouvernement tunisien, tiendra son congrès à Tunis du 13 au 15 juillet pour renouveler ses cadres et ses leaders et "fixer les grandes lignes des projets concernant l'avenir" du pays, a annoncé mercredi un responsable du parti.

Le congrès sera placé sous le thème "notre avenir est entre nos mains", et vise notamment à "rajeunir le mouvement" en élisant de nouveaux responsables, a déclaré lors d'une conférence de presse Riadh Chaïbi, chargé de l'organisation.

Entre 60.000 et 65.000 adhérents éliront 1.100 congressistes. Il s'agit des personnes ayant adhéré au parti avant octobre 2011, mois des premières élections libres en Tunisie, remportées par Ennahda.

M. Chaïbi n'a pas explicitement indiqué si le président sortant d'Ennahda, Rached Ghannouchi, serait candidat à sa succession. "Seuls les partis totalitaires exhortent leur président à se représenter", a-t-il déclaré.

Chef historique du mouvement islamiste tunisien, l'influent Rached Ghannouchi, rentré après la révolution après 20 ans d'exil à Londres, n'a jamais clairement fait part de ses intentions à ce sujet.

Lors du congrès, les adhérents seront également appelés à se prononcer sur plusieurs motions, générale, politique et sociétale notamment.

Selon plusieurs analystes, le congrès d'Ennahda va être important pour déterminer quelle ligne dominera entre la tendance modérée et l'aile dure du mouvement, proche notamment des salafistes radicaux.

Tiraillé entre faucons et colombes, le parti islamiste doit aussi se déterminer dans la perspective des prochaines élections générales en Tunisie, théoriquement prévues entre mars et juin 2013.

Le dernier congrès en Tunisie du mouvement islamiste s'est tenu à Sfax (sud) en 1988, a précisé M. Chaïbi. Les congrès suivants en 1995, 2001 et 2007 se sont tenus à l'étranger. Les islamistes ont été durement réprimés, emprisonnés ou contraints à l'exil sous le régime de Ben Ali.

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