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Une entente est à l'horizon dans le conflit étudiant

29/05/2012 10:07 EDT | Actualisé 29/07/2012 05:12 EDT

QUÉBEC - Une entente est à l'horizon dans le conflit étudiant: les négociations vont reprendre mercredi matin pour une troisième journée entre le gouvernement et les leaders étudiants, qui ont donné des indices clairs d'une résolution imminente.

À leur sortie d'une longue journée de négociations qui s'est terminée vers 23h00 mardi, les meneurs du mouvement ont été accueillis en triomphe par des manifestants qui les attendaient depuis 21h30, sous une pluie froide, devant l'immeuble où se déroulent les discussions.

Les leaders étudiants ont indiqué que des propositions intéressantes leur avaient été faites et qu'ils espéraient en arriver mercredi à une offre qu'ils pourraient soumettre à leurs membres. Il semble maintenant qu'aucune des parties ne peut plus faire marche arrière dans cette ronde de négociations déterminante, à laquelle même le premier ministre Jean Charest a brièvement participé lundi soir.

«On a soumis plusieurs scénarios à la partie gouvernementale et on s'attend à des réponses demain (mercredi)», a affirmé le président de la FECQ, Léo-Bureau-Blouin, dans un point de presse chaotique avec ses collègues Martine Desjardins, de la FEUQ, et Gabriel Nadeau-Dubois, de la CLASSE.

«Si on est resté à la table, c'est parce que ça en vaut la peine, parce que les discussions progressent. On va prendre la soirée pour évaluer les différents scénarios et reprendre les discussions demain (mercredi)», a renchéri M. Nadeau-Dubois.

«Vous aurez compris que les propositions qui sont là sont quand même intéressantes», a commenté pour sa part Mme Desjardins, en confirmant qu'on avait abordé le noeud du problème à la table, soit les droits de scolarité.

Quand on lui a demandé si une entente était imminente, elle a répondu qu'ils allaient travailler toute la journée de mercredi.

«Donc ça dépend combien d'heures vous voyez comme imminente», a-t-elle laissé entendre, en laissant transparaître une certaine bonne humeur.

Léo Bureau-Blouin a dit qu'aucune heure n'avait été fixée par le gouvernement pour la reprise des négociations le lendemain, mais que le représentant du gouvernement, Pierre Pilote, devrait entrer en contact avec eux.

Personne au gouvernement n'a toutefois commenté, comme la veille. La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne ne s'est pas présentée à la sortie de l'immeuble pour rencontrer les médias.

Plus tôt dans la journée, les représentants étudiants avaient indiqué que le gouvernement leur avait donné un cadre, «des paramètres dans lesquels travailler» pour soumettre des solutions. Ils avaient toutefois refusé de commenter plus amplement la nature des paramètres fixés, comme il est d'usage dans cette ronde déterminante amorcée lundi et marquée du sceau de la confidentialité.

Il semble qu'outre le gel ou la hausse des droits de scolarité, il n'a pas été question de la loi 78 à la table, alors que les organisations étudiantes demandaient pourtant son abrogation ou sa suspension pour pouvoir mener des négociations à terme.

Le premier ministre avait évoqué la mise sur pied d'un forum sur l'avenir des universités, une idée qui a été bien reçue par les leaders étudiants.

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