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Un séisme de magnitude 5,8 fait au moins 17 morts dans le nord de l'Italie

29/05/2012 05:50 EDT | Actualisé 29/07/2012 05:12 EDT

ROME - Les secouristes qui fouillent les décombres à la recherche de possibles survivants de l'un des séismes les plus meurtriers de l'histoire récente de l'Italie ont retrouvé les corps de deux travailleurs mardi soir dans les débris d'une usine effondrée, portant le bilan de la tragédie à au moins 17 morts.

Le séisme de magnitude 5,8 s'est produit mardi matin dans la province italienne d'Émilie-Romagne, moins de deux semaines après un tremblement de terre de magnitude 6 qui a tué sept personnes dans la même région du nord de l'Italie.

Selon l'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS), l'épicentre du séisme de mardi, survenu à 9,6 kilomètres de profondeur, se trouvait à huit kilomètres au sud de Mirandola, dans la région de Parme, Modène et Bologne.

Le bilan provisoire est d'au moins 17 morts et environ 200 blessés, d'après le secrétaire d'État du gouvernement, Antonio Catricala. Plusieurs milliers de personnes ont dû évacuer leur résidence, a-t-il ajouté.

Les victimes ont été recensées dans les localités de Mirandola, San Felice, Concordia, Finale Emilia, Cavezzo, Rovereto et Mendolla, selon la Protection civile italienne.

Deux corps ont été découverts mardi soir dans une usine endommagée de la ville de Mendolla, selon un photographe de l'Associated Press présent sur les lieux. Les secouristes recherchent toujours un autre travailleur porté disparu dans les décombres de l'usine.

Les secouristes appuyés par des chiens continuent de rechercher des victimes ensevelies. À Mirandola, non loin de l'épicentre, une usine et plus vieille église de la ville se sont notamment effondrées.

La secousse, ressentie dans tout le nord de l'Italie et jusqu'en Autriche, a été suivie de plusieurs répliques, certaines dépassant la magnitude 5. Le trafic ferroviaire au départ et à destination de Bologne a été interrompu temporairement afin de procéder à l'inspection des voies.

Le séisme et les répliques ont terrifié les milliers de personnes sans logement depuis le tremblement de terre du 20 mai, qui vivent dans des tentes ou dans leur voiture.

«J'ai entendu un gros "bang", j'étais en train de me raser et je suis sorti très vite, à moitié habillé», a témoigné un résidant de Sant'Agostino, l'une des villes dévastées le 20 mai. L'hôtel de ville, déjà très fragilisé, s'est effondré mardi sous l'effet du nouveau séisme.

Le tremblement de terre du 20 mai, 100 fois plus puissant que la secousse de mardi, a fait sept morts, plusieurs dizaines de blessés et de très importants dégâts matériels.

Le président italien du Conseil, Mario Monti, rencontrait des responsables de la province d'Émilie-Romagne à Rome pour évaluer les conséquences de ce séisme quand le nouveau tremblement de terre s'est produit.

Le gouvernement «fera tout ce qui est possible le plus rapidement pour assurer un retour à la normale dans cette région si spéciale, si importante et si productive pour l'Italie», a déclaré M. Monti au cours d'une conférence de presse improvisée, deux heures après le séisme.

L'Italie est exposée au risque sismique en raison de sa position sur une zone de convergence entre les plaques tectoniques africaine et européenne. En avril 2009, un tremblement de terre de magnitude 6,3 avait dévasté L'Aquila, une ville du centre de l'Italie, faisant 308 morts.

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