NOUVELLES

Québec: les négociations entrent dans le vif du sujet

29/05/2012 06:56 EDT | Actualisé 29/07/2012 05:12 EDT

La négociation entre le gouvernement québécois et les étudiants pour résoudre le conflit sur les frais de scolarité est entrée dans le vif du sujet mardi, avec un échange de propositions concrètes, ont laissé entendre des dirigeants étudiants lors d'une pause dans les pourparlers.

"Le gouvernement nous a donné des paramètres dans lesquels travailler", a indiqué la présidente de la FEUQ (Fédération Étudiante universitaire du Québec), Martine Desjardins. "Donc on a soumis des offres au gouvernement dans le cadre de ces paramètres-là", a-t-elle ajouté, sans préciser s'il s'agissait de l'ampleur de la hausse des frais de scolarité, à l'origine du conflit.

"On attend un retour du gouvernement ce soir. Il est clair que les négociations vont continuer ce soir", a ajouté Mme Desjardins.

Les pourparlers avaient repris mardi en milieu de journée sur un ton prudemment optimiste. La veille, les discussions avaient duré près de huit heures, portant essentiellement sur la préparation des pourparlers sur le fond.

Avant la rencontre de mardi, l'un des leaders étudiants, Léo Bureau-Blouin, a déclaré qu'il s'attendait à ce que la ministre Michelle Courchesne y présente une nouvelle proposition portant sur les frais de scolarité.

"La ministre de l'Education a dit qu'elle déposerait une offre aujourd'hui. On espère que c'est une offre substantielle", a dit M. Bureau-Blouin, tout en précisant qu'il n'en connaissait pas le contenu.

Les étudiants souhaitaient aussi aborder la question de la loi spéciale, votée le 18 mai dernier dans le contexte du conflit et limitant la liberté de manifester.

Le ministre délégué aux Transports, Norman MacMillan, a de son côté évoqué mardi le déclenchement d'élections législatives anticipées en juillet pour mettre fin au conflit si le gouvernement ne réussissait pas à arracher bientôt un accord aux étudiants. "Je serais menteur si je vous disais le contraire", a-t-il dit en réponse à une question de la presse.

via/gde

PLUS:afp