NOUVELLES

Piliers de l'ère Moubarak interdits d'élections: pas de date fixée

29/05/2012 12:28 EDT | Actualisé 29/07/2012 05:12 EDT

La justice égyptienne a démenti mardi avoir fixé une date pour se prononcer sur une loi interdisant aux piliers de l'ère Moubarak de se présenter aux élections, contrairement à ce qu'a rapporté un journal pro-gouvernemental.

La décision attendue de la Haute cour constitutionnelle sur cette loi pourrait avoir des conséquences sur la candidature du dernier Premier ministre du président déchu Hosni Moubarak, Ahmad Chafiq, qui doit affronter le Frère musulman Mohammed Morsi au second tour de la présidentielle les 16 et 17 juin.

Le quotidien Al-Akhbar avait cité lundi des sources judiciaires anonymes d'après lesquelles la Haute cour constitutionnelle se prononcerait le 11 juin sur cette loi.

Mais le porte-parole de la cour, Maher Sami, cité par l'agence officielle Mena, a démenti mardi cette information, en précisant qu'"aucune date n'avait encore été fixée".

La candidature de M. Chafiq avait d'abord été invalidée par la commission électorale en raison de la loi dite d'"isolement politique", adoptée en avril par le Parlement et ratifiée par le Conseil militaire au pouvoir, interdisant aux plus hauts responsables de l'ancien régime de se présenter.

Mais elle avait ensuite accepté un appel déposé par M. Chafiq et décidé de s'adresser à la justice pour qu'elle statue sur la constitutionnalité de l'amendement ajouté à la loi électorale.

Ministre de l'Aviation civile sous M. Moubarak, M. Chafiq avait été nommé à la tête du gouvernement dans les tout derniers jours au pouvoir de l'ancien président, contraint à la démission sous la pression d'une révolte populaire le 11 février 2011.

Le texte prévoit d'"interdire à tout président de la République, vice-président, Premier ministre, président du Parti national démocrate (PND, parti de M. Moubarak) maintenant dissous, secrétaire général ou membre de son bureau politique" d'exercer des droits politiques pendant dix ans.

La loi concerne les personnes ayant occupé un de ces postes pendant les dix années précédant le 11 février 2011.

mon/iba/vl

PLUS:afp