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Paris va expulser l'ambassadrice de Syrie, réunir les "amis de la Syrie" en juillet (Hollande)

29/05/2012 07:21 EDT | Actualisé 29/07/2012 05:12 EDT

L'ambassadrice de Syrie à Paris, Lamia Chakkour, va être expulsée mardi ou mercredi en réponse au massacre de Houla qui a provoqué la mort de quelque 108 personnes, dont 49 enfants, a annoncé le président français François Hollande.

Cette décision sera notifiée à l'ambassadrice "aujourd'hui (mardi) ou demain (mercredi)", a déclaré le chef de l'Etat français lors d'un point presse à l'issue d'un entretien avec le président béninois Thomas Boni Yayi, ajoutant par ailleurs que le groupe des pays "amis de la Syrie" serait réuni "début juillet" à Paris.

"J'ai eu une conversation hier (lundi) avec David Cameron, le Premier ministre britannique. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, a eu une discussion avec le secrétaire général des Nations Unies et nous avons convenu d'un certain nombre de pressions à exercer sur la Syrie", a affirmé M. Hollande.

Il a précisé que "parmi les décisions" prises, il y avait "l'expulsion de l'ambassadrice de Syrie en France" et qu'"aujourd'hui (mardi) ou demain, ça lui sera notifié".

"Elle est aussi ambassadrice auprès de l'Unesco, ça aura donc des conséquences sur la rapidité d'exécution de cette décision", a-t-il ajouté.

Le chef de l'Etat a tenu à préciser qu'il s'agissait d'"une décision non pas unilatérale de la France, mais d'une décision concertée avec (ses) partenaires".

M. Hollande a également indiqué que "la réunion des amis de la Syrie devrait avoir lieu au début du mois de juillet". "Nous cherchons la date qui permettrait de réunir le plus de participants possibles", a-t-il ajouté.

"Nous sommes en discussion également avec la Russie qui joue un rôle et je m'en entretiendrai avec le président Poutine vendredi", a-t-il également affirmé.

Le président Hollande doit avoir un dîner de travail vendredi avec son homologue russe, à l'Elysée.

La majorité des 108 victimes du massacre de Houla (centre de la Syrie) ont été exécutées, selon les premiers résultats d'une enquête de l'ONU. Damas nie l'implication de ses troupes.

Laurent Fabius a déclaré mardi dans un entretien au Monde que le président syrien Bachar al-Assad était "l'assassin de son peuple" et devait "quitter le pouvoir", "le plus tôt sera le mieux", a-t-il ajouté.

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