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New York: le père d'Etan Patz demande à la presse de les laisser en paix

29/05/2012 01:28 EDT | Actualisé 29/07/2012 05:12 EDT

Les parents d'Etan Patz ont demandé à la presse de les laisser tranquilles, après l'inculpation d'un homme s'étant accusé du meurtre de leur fils de six ans disparu il y a 33 ans à New York.

Les parents n'ont jamais déménagé et habitent toujours rue Prince, dans le sud de Manhattan, là où le petite garçon avait disparu alors qu'il allait prendre pour la première fois seul le bus scolaire, à moins de 100 mètres de chez eux.

"A tous les journalistes qui traînent par là. Vous avez réussi à rendre une situation difficile encore pire. Parlez à vos rédacteurs en chef. Il est plus que temps que vous me laissiez tranquille, ainsi que ma famille et mes voisins", a écrit Stan Patz, le père du petit Etan, sur une feuille blanche, collée devant son interphone au pied de son immeuble, datée du 28 mai.

Le couple n'a fait aucun commentaire, après l'inculpation vendredi d'un Portoricain de 51 ans, Pedro Hernandez, qui s'est accusé du meurtre de leur fils.

L'affaire, qui avait traumatisé l'Amérique et conduit des millions de parents à ne plus laisser leurs enfants aller seuls à l'école, n'avait jusqu'à la confession d'Hernandez jamais été élucidée. Mais elle avait suscité au fil des ans de nombreuses fausses pistes, autant de montagnes russes émotionnelles pour les parents.

Selon le site d'informations new-yorkais DNAinfo.com, à plusieurs reprises, des jeunes gens sont également venus voir Stan Patz, dans son studio photo, se présentant comme Etan.

L'un d'eux l'avait appelé "Papa" avant de lui dire "Je suis Etan". Un autre s'était dit prêt à un test ADN pour prouver ses dires, ajoute le site, sans citer ses sources.

Depuis que Pedro Hernandez a confessé le meurtre, les parents sont suivis sans relâche par certains médias.

Le meurtrier présumé était toujours mardi "en observation" à l'hôpital Bellevue de New York, selon un porte-parole des services pénitentiaires.

Il a été inculpé vendredi d'homicide volontaire, après avoir confié à la police qu'il avait étranglé le petit garçon dans la cave d'une épicerie près de l'arrêt de bus où attendait l'enfant. Il s'était ensuite débarrassé du corps dans un sac en plastique déposé avec les poubelles.

bd/eg

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