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Matches truqués en Italie - Monti: et si on arrêtait le foot 2 ou 3 ans?

29/05/2012 09:56 EDT | Actualisé 29/07/2012 05:12 EDT

Le président du conseil italien, Mario Monti, estime mardi qu'il faudrait suspendre le football "pendant deux ou trois ans", en raison du scandale des matches truqués dit "Calcioscommesse" qui secoue à nouveau le pays après la vague d'arrestation de lundi.

"Est-ce qu'une suspension totale de ce jeu pour deux ou trois ans ne profiterait pas à la maturité de nos concitoyens?", a dit M. Monti à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre polonais, Donald Tusk.

"Je ne suis pas en train de faire une proposition gouvernementale, mais (d'évoquer) un désir que, moi qui suis un passionné de foot depuis longtemps, je sens au fond de moi", a-t-il ajouté.

Le président de la Fédération italienne de football (FIGC), Giancarlo Abete, a freiné la prise de position de M. Monti. "Pas de clémence pour qui a trompé, a-t-il dit, mais arrêter le championnat signifierait mortifier tout le football, sanctionner ceux qui le pratiquent avec honnêteté, ce n'est pas la solution."

Le scandale du Calcioscommesse, où des joueurs sont soupçonnés d'avoir été corrompus par des parieurs clandestins voulant gagner à coup sûr, a de nouveau frappé l'Italie après les 19 arrestations de lundi, dont celle du capitaine de la Lazio Rome, Stefano Mauri.

Il s'agissait de la troisième vague d'arrestations dans cette affaire après les coups de filets de novembre 2010 et avril 2011.

L'international Domenico Criscito, réveillé lundi matin par la police pour être entendu comme témoin assisté dans cette affaire, y a perdu sa place dans l'équipe d'Italie pour l'Euro-2012, qui commence le 8 juin.

Toute la presse italienne titrait mardi matin sur le Calcioscommesse "indigne", selon le mot de M. Monti, et les télés et radios ont évoqué le sujet tout au long de la journée.

"C'est vraiment triste quand un monde qui devrait exprimer de grandes valeurs comme le sport se montre comme un concentré d'aspects les plus réprouvables comme la traîtrise, l'illégalité et la tricherie", a dit le président du conseil.

eba/gd

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