NOUVELLES

L'Iran a réussi à réparer un sous-marin russe sans l'aide de Moscou (commandant)

29/05/2012 06:40 EDT | Actualisé 29/07/2012 05:12 EDT

L'Iran a réussi à réparer tout seul l'un de ses sous-marins russes de la classe "Kilo" malgré le refus de Moscou d'en fournir les plans et des pièces détachées, a déclaré mardi l'amiral Habibollah Sayari, commandant de la marine iranienne, cité par la télévision d'Etat.

"Le pays constructeur (Russie) ne nous avait pas fourni les plans des parties sensibles du sous-marin et insistait pour qu'il soit réparé" en Russie "mais nous avons réussi à le réparer nous-mêmes", a indiqué l'amiral Sayari lors de la mise à l'eau du bâtiment.

"Nous possédons désormais tous les plans des parties sensibles du sous-marin", a-t-il affirmé.

Il a ajouté que l'Iran avait notamment changé des éléments du moteur et du système de plongée, ainsi que les ailerons, l'hélice, des pompes et une partie de l'électronique du bâtiment, le "Taregh", en produisant localement toutes les pièces nécessaires.

"Si nous avions renvoyé ce sous-marin dans le pays constructeur, nous ne l'aurions peut être plus revu, et en tout cas nous serions restés dépendants à jamais" de la Russie, a souligné l'amiral Sayari.

L'Iran a acheté il y a 20 ans à la Russie trois sous-marins à propulsion diesel-électrique de la classe "Kilo", des bâtiments de 3.200 tonnes considérés par les experts comme particulièrement performants.

Ces trois sous-marins constituent le fer de lance de la marine iranienne, qui ne compte par ailleurs qu'une demi-douzaine de petites frégates ou destroyers.

La marine est responsable de la défense de haute mer de l'Iran, à l'est du détroit d'Ormuz, alors que le contrôle des eaux peu profondes et confinées du Golfe est confié aux Gardiens de la révolution qui disposent de centaines de petites embarcations rapides équipées de missiles.

Le relations avec la Russie, longtemps principal fournisseur d'armement à la République islamique, ont été émaillées de disputes depuis le début de la crise internationale autour du programme nucléaire iranien controversé.

Moscou a voté toutes les résolutions de l'ONU condamnant l'Iran et a fermement appliqué l'embargo sur la vente de certains armements à Téhéran, refusant notamment en 2010 d'honorer un contrat de missiles anti-aériens S-300 au grand dam des dirigeants iraniens.

sgh-lma/sw

PLUS:afp