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Gambie: l'ex-chef de l'armée bissau-guinéenne en garde à vue à Banjul (officiel)

29/05/2012 10:19 EDT | Actualisé 29/07/2012 05:12 EDT

L'ex-chef de l'armée de Guinée-Bissau, l'amiral José Zamora Induta et deux ex-responsables bissau-guinéens avant le coup d'Etat du 12 avril ont été placés en garde à vue mardi à Banjul, a-t-on appris de source officielle à Banjul.

"José Zamora Induta, Desejado Da Costa et Fernando Gomes sont arrivés en Gambie samedi matin. Ils sont retenus pour des raisons de sécurité et sont en train d'être entendus", a déclaré à l'AFP Ba Ensa Jawara, porte-parole du ministère gambien chargé de l'Immigration, sans autre précision.

L'amiral Induta avait été renversé en avril 2010 par son adjoint, le général Antonio Indjai, considéré comme le cerveau du coup d'Etat du 12 avril qui a décapité l'exécutif bissau-guinéen.

MM. Da Costa et Gomes étaient respectivement chef de la Commission électorale et ministre de l'Intérieur avant ce putsch dans ce pays instable d'Afrique de l'ouest.

Les trois personnes avaient quitté pendant le dernier week-end la Guinée-Bissau, passant par la Casamance, une région du Sud du Sénégal, pour se diriger vers la Gambie, avait indiqué une source administrative sénégalaise.

L'amiral Induta s'était, après son renversement en avril 2010, réfugié dans les locaux de l'Union européenne (UE) à Bissau le 18 mars dernier, au soir du premier tour de la présidentielle, craignant pour sa vie après l'assassinat du colonel Samba Djalo, ex-responsable des services de renseignements militaires.

Le chef de la commission électorale et l'ancien ministre de l'Intérieur s'étaient réfugiés dans les mêmes locaux de l'UE à la suite du coup d'Etat du 12 avril survenu dans cette ex-colonie portugaise devenue également depuis plusieurs années une plaque tournante du trafic de cocaïne entre l'Amérique latine et l'Europe.

Des autorités intérimaires ont été récemment mises en place, dans le cadre d'un processus de transition largement décidé par l'ex-junte et auquel l'ancien parti au pouvoir ne participe pas.

Une force militaire ouest-africaine de quelque 600 hommes, composée de soldats du Burkina Faso, du Sénégal et du Nigeria, doit finir de débarquer dans le pays dimanche, afin de sécuriser la transition.

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