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Finale de la coupe Stanley: les Devils et les Kings ont beaucoup en commun

29/05/2012 08:19 EDT | Actualisé 29/07/2012 05:12 EDT

NEWARK, États-Unis - Un excellent gardien, épaulé par un club qui a beaucoup de ressources. La capacité de gagner à l'étranger, avec un entraîneur qui a le respect de ses joueurs.

Ce sont deux équipes se ressemblant beaucoup qui vont croiser le fer à compter de mercredi au Prudential Center, en finale de la coupe Stanley, alors que les Devils, sixièmes dans l'Est, vont se mesurer aux Kings, huitièmes dans l'Ouest.

Dans les deux cas, leur classement en saison régulière ne donnait pas l'avantage de la glace en séries, mais la profondeur a été un élément déterminant.

«Je ne pense pas que ce soit un hasard que les deux équipes aient quatre trios et six défenseurs, a dit l'entraîneur du New Jersey, Peter DeBoer. Et Darryl vous dirait probablement la même chose. Il faut absolument avoir de la profondeur quand vous disputez autant de matches en séries. Il vous faut beaucoup d'ardeur à l'ouvrage et de ténacité.»

L'entraîneur de Los Angeles, Darryl Sutter, a fait écho à de tels propos.

«Avec les exigences du calendrier et des déplacements, vous ne pouvez pas réussir sans que tout le monde y mette un peu du sien. Pas seulement en termes de temps de glace, mais aussi au niveau du rendement.»

Les Kings ont une fiche étincelante de 8-0 en séries à l'étranger, où le club local a le dernier changement de trio. Les Devils y offrent quant à eux un dossier de 6-4.

Dans les deux cas, un gardien de haut calibre peut faire la différence dans un match.

Les Devils se fient au vétéran Martin Brodeur, un futur membre du Panthéon qui joue encore un rôle clé à 40 ans. Les Kings misent sur Jonathan Quick, 26 ans, qui mène les gardiens en séries avec une moyenne de 1,54 et un pourcentage d'arrêts de ,946. Pour Brodeur, les chiffres correspondants sont 2,04 et ,923.

Derrière les bancs se trouvent deux entraîneurs qui ont clairement le respect de leurs joueurs.

Sutter a pris les commandes des Kings le 20 décembre dernier, guidant l'équipe vers un dossier de 25-13-11 pendant le reste de la saison régulière.

«Je n'ai jamais vu autant de passion et d'intensité chez un entraîneur, a dit l'attaquant Dustin Penner, des Kings. Je suis sûr que beaucoup d'entraîneurs sont intenses, mais lui, il montre beaucoup ses émotions. Ça se voit qu'il a ses joueurs à coeur. Il nous demande la même chose qu'il exige de lui-même.»

DeBoer a été embauché par les Devils en juillet 2011, après trois saisons comme entraîneur des Panthers de la Floride.

Les joueurs des Devils qualifient le systèm de DeBoer d'agressif mais réfléchi en même temps, avec un échec-avant soutenu qui peut rapidement mener à des attaques.

Le défenseur Adam Larsson mentionne que DeBoer sait communiquer son message sans crier.

«Les gars le respectent tellement qu'il n'a pas besoin de lancer quelque chose dans le vestiaire ou quelque chose comme ça, a dit Larsson. J'ai eu quelques entraîneur dont c'était le genre de crier, et ce n'est pas vraiment ça qui vous aide à vous organiser.»

Les deux clubs ont pu se reposer en vue de la finale: huit jours pour les Kings, et quatre pour les Devils.

Les Devils veulent ajouter aux triomphes de 1995, 2000 et 2003 tandis que les Kings veulent soulever la coupe pour une première fois. Le Canadien les a défait en cinq matches lors de leur seule autre présence en finale, en 1993.

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