NOUVELLES

Expulsion des ambassadeurs syriens à Paris, Londres, Rome et Berlin

29/05/2012 08:17 EDT | Actualisé 29/07/2012 05:12 EDT

Les Européens ont durci leur position à l'égard du régime du président syrien Bachar al-Assad, la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et l'Italie annonçant l'expulsion des ambassadeurs syriens dans leur capitale en représailles au massacre de Houla.

C'est le nouveau président français, François Hollande, qui a initié le mouvement, annonçant l'expulsion de l'ambassadrice à Paris, Lamia Chakkour, et une réunion dans la capitale française début juillet du groupe des pays "amis de la Syrie".

Cette décision sera notifiée à l'ambassadrice "aujourd'hui (mardi) ou demain (mercredi)", a déclaré le chef de l'Etat français à l'issue d'un entretien avec le président béninois Thomas Boni Yayi.

"J'ai eu une conversation hier (lundi) avec David Cameron, le Premier ministre britannique. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, a eu une discussion avec le secrétaire général des Nations unies et nous avons convenu d'un certain nombre de pressions à exercer sur la Syrie", a affirmé M. Hollande.

Il a précisé que "parmi les décisions" prises, il y avait "l'expulsion de l'ambassadrice de Syrie en France".

Quelques minutes plus tard, l'agence de presse allemande dpa annonçait la convocation de l'ambassadeur de Syrie en Allemagne où son expulsion du territoire allemand devait lui être signifiée. L'ambassadeur devra quitter l'Allemagne d'ici 72 heures.

Le chargé d'affaires syrien à Londres, déjà convoqué lundi par le Foreign Office, a appris mardi l'annonce de son expulsion. La Syrie ne disposait plus d'ambassadeur en Grande-Bretagne depuis plusieurs mois, le chargé d'affaires étant est son plus haut représentant au Royaume-Uni.

Rome a également expulsé le représentant diplomatique syrien en Italie.

Selon un source diplomatique à Bruxelles, il est possible que l'Espagne se joigne au mouvement.

"L'idée (d'une action coordonnée) est sur la table", a indiqué un diplomate européen à l'AFP, alors que les ambassadeurs des 27 pays de l'UE devaient se réunir dans l'après-midi pour évoquer la situation en Syrie après le massacre de Houla qui a provoqué la mort de 108 personnes, dont 49 enfants.

"Il y avait un plan concerté entre la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne", a confirmé un autre diplomate.

François Hollande et David Cameron avaient convenu dès lundi "d'agir ensemble pour accroître la pression" sur Bachar al-Assad.

"Le massacre de Houla et les événements de ces derniers jours en Syrie et au Liban illustrent, une fois de plus, le danger des agissements du régime de Bachar Al-Assad pour le peuple syrien", écrivait la présidence française.

bur-kat/dp/jlb

PLUS:afp