Amtrak Montréal-NY: un poste de douanes américaines à la Gare centrale?

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WASHINGTON - Des sénateurs américains pressent l'administration Obama d'accorder rapidement le feu vert à l'ouverture d'un poste de douanes et immigration à la Gare centrale de Montréal, une mesure qui améliorerait le service de train reliant la métropole québécoise à la ville de New York, l'État du Vermont et la région de Washington, D.C.

Les quatre sénateurs ont fait parvenir une lettre à la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, et à la secrétaire à la Sécurité intérieure, Janet Napolitano, soulignant l'importance d'ouvrir un tel poste, et affirmant que les liens économiques entre le Canada et les États du Vermont et de New York s'en trouveraient renforcés.

Des douaniers américains et canadiens seraient chargés de faire un contrôle préliminaire de sécurité pour les passagers voyageant en partance de la Gare centrale de Montréal pour les États-Unis.

L'idée est discutée de part et d'autre de la frontière depuis des années, mais une nouvelle charge a été lancée pour faire avancer le dossier par des élus d'États, les responsables de la compagnie Amtrak et les agences fédérales des deux pays.

Un déplacement en train entre Montréal et New York nécessite au moins 11 heures, incluant des délais pouvant s'étirer jusqu'à deux heures pour la vérification des documents de voyage des passagers une fois arrivés à la frontière, le train immobilisé.

Cet appel a été lancé par les sénateurs démocrates de New York Charles Schumer et Kirsten Gillibrand, leur collègue du Vermont Patrick Leahy, et un sénateur indépendant du même État, Bernie Sanders. Selon eux, ce poste de douanes à la Gare centrale de Montréal pourrait entraîner une création d'emplois et des occasions d'affaires pour les deux pays.

Ils estiment qu'un accord rapide avec le Canada améliorerait grandement le service d'Amtrak dans les Adirondacks, ce qui pourrait être, selon eux, la première étape à un rétablissement du service entre Montréal et la région de la capitale américaine.

La ville de St. Albans, qui se trouve à environ 25 kilomètres de la frontière canado-américaine au Vermont, est désormais le dernier arrêt du train «Vermonter» d'Amtrak. Le train effectue une liaison quotidienne de cette ville à Washington D.C. et s'arrête en différents endroits sur son trajet, notamment à New York. Le «Vermonter» poursuivait autrefois sa route jusqu'à Montréal, mais Amtrak a mis fin à ce service en 1995.

L'an dernier, le président américain Barack Obama et le premier ministre Stephen Harper avaient dévoilé en grande pompe une entente devant faciliter les déplacements à la frontière entre les deux pays.

Au nombre des objectifs visés par cette initiative figurait l'instauration d'établissements permettant un contrôle préliminaire des passagers aux gares de train. Les quatre sénateurs aimeraient que Montréal soit la première destination à avoir ce service, et ils espèrent qu'un accord en ce sens sera conclu d'ici la fin de l'année.